CHECKPOINT

une mobilité en faveur de la transition énergétique dans une petite, moyenne, grande ville… à chacune ses solutions !

Sur le secteur large et complexe de la mobilité, atteindre la neutralité carbone ne se fera pas sans une réflexion commune entre toutes les parties prenantes. C’est dans cet objectif qu’il faut imaginer des solutions pour tous. Mobilize accompagne ainsi les projets d’écologie urbaine : des solutions pour toutes les localités qu’elles soient petites, moyennes ou grandes.

Zoom, à toutes ces échelles, sur les projets déjà réalisés et les ambitions pour le futur.

Dans l’industrie automobile, Mobilize impulse une nouvelle direction. La mission n’est pas simple, car l’héritage du tout-voiture structure encore de manière très forte les modes de vie. Changer de modèle oblige à se jeter dans l’inconnu, pour les citoyens comme pour les constructeurs. “Mobilize accepte le postulat que dans le futur on sera moins dans une logique de possession de la voiture que dans celle de son usage. Imaginer cela, c’est se mettre dans une autre logique. C’est d’ailleurs un postulat qui était encore difficile à tenir récemment en interne au sein d’un constructeur automobile comme le nôtre. Mobilize pousse une réflexion qui va prendre du temps à s’imposer. Mais c’est le chemin pour demain”, raconte François Pérès, directeur du déploiement dans les territoires au sein de Mobilize. Pour ne pas se tromper, collectivités territoriales et opérateurs de mobilité doivent être à l’écoute des besoins sur le terrain et travailler ensemble pour apporter des solutions utiles, adaptées à chaque cas spécifique.
 
Entre Milan, Paris, Vienne, il y a des points communs, mais aussi des caractéristiques très spécifiques. Si on prend Lyon et Nice, par exemple, on a une topographie qui n’a rien à voir avec Amsterdam ou Berlin. Cela va avoir plein d’incidences sur les conditions opérationnelles du service et sur les types d’usage. La sociologie ne va pas non plus être la même selon les villes, donc le profil de l’utilisateur change. Le free-floating est par exemple plus utilisé par des consommateurs disposant d’un certain pouvoir d’achat. Mais ce n’est pas un fait définitif. Les collectivités peuvent apporter une aide à certains publics pour favoriser une mobilité plus inclusive. Cela peut permettre d’inventer d’autres business models”, note François Pérès. Observer les besoins et pratiques des usagers pour mettre en place des solutions propres adaptées, c’est tout l’objectif de Mobilize.

check 1 : les grandes villes en première ligne

À l’heure de la transition écologique, la politique d’aménagement des villes est devenue un enjeu crucial pour réinventer la mobilité dans des zones urbaines de plus en plus denses. Comment réduire la congestion, la pollution, les dépenses d’énergie, les stationnements encombrants ?

Les grandes villes sont les zones prioritaires sur lesquelles travailler : les enjeux y sont multiples et leur configuration commence déjà à évoluer avec, par exemple, le développement des zones à faible émission. Côté Mobilize, des services d’autopartage en free-floating avec Zity à Paris ou à Madrid sont déjà disponibles et ont fait leurs preuves.

check 2 : expérimentation grandeur nature pour localités de taille moyenne

Les territoires moins denses ne sont cependant pas oubliés. Le service Mobilize Share, qui s’appuie sur le réseau de concessionnaires Renault, propose d’ores et déjà des véhicules en autopartage en boucle fermée dans plusieurs villes. Sur l’île de Porto Santo, une 20aine de ZOE sont à disposition des habitants pour tester un système de mobilité particulièrement vertueux et sur-mesure, installé en 2018. Il permet aux flottes de voitures électriques de renvoyer de l’énergie au réseau électrique de l’île.

Mobilize est né pour aller plus loin à partir de telles expérimentations, discuter avec les acteurs locaux de chaque territoire, leur exposer toutes les perspectives de succès, analyser avec eux comment mettre en place de nouvelles solutions durables sur-mesure partout où cela est possible. Un travail de longue haleine, mais nécessaire pour répondre aux enjeux environnementaux.

Check 3 : petites villes, grands enjeux

Le regard de Mobilize porte loin, avec pour cible de toucher tous les territoires. Sa première ambition est d’accélérer la transition écologique et d’atteindre les objectifs de Renault Group : réduction de l’empreinte carbone du groupe de 25% d’ici à 2022 par véhicule vendu (par rapport à 2010) et baisse de 50% des émissions à l’usage d’ici à 2050.

L’autre objectif de Mobilize pour le futur est d’inventer de nouveaux services de mobilité dans des zones où il n’existe encore pas de vraie alternative à la voiture thermique individuelle. Dans les petites et moyennes villes, la mobilité partagée est moins développée ; les besoins sont pourtant multiples tant le volant n’est pas à la portée de tous (personnes ne disposant pas du permis, personnes en situation de handicap ou malades, personnes ne souhaitant ou ne pouvant investir dans un véhicule…). Des complémentarités avec les services de transport collectif qui ne peuvent couvrir un territoire à 100 %, ou encore le déploiement de solutions de transport à la demande, sont envisageables.

Mobilize imagine par exemple installer des mini-flottes d’autopartage qui répondent parfaitement aux besoins de villes moyennes. Quelques véhicules, 10, 15, ça peut paraître peu mais c’est très important pour des petites villes, et Mobilize sait répondre à ce type de demande en s’appuyant sur son réseau de concessionnaires. On met dans la boucle nos relais locaux chaque fois que l’on discute avec des collectivités territoriales, nous explique François Pérès.

Changer le quotidien des usagers ne concerne pas que les urbains. « Des discussions doivent être initiées partout où cela est possible et permettre de mettre en place des solutions durables pour un territoire, mais aussi pour Mobilize, c’est-à-dire fondées sur des modèles économiques profitables. Ceux-ci doivent être expliqués aux décideurs publics afin que ces derniers puissent accompagner efficacement le déploiement des solutions identifiées par une régulation incitative (par exemple en termes de conditions de stationnement, de montant de redevances) et par une communication active et positive » conclut François Pérès.