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les villes, laboratoires de la mobilité

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les villes, laboratoires de la mobilité

Espaces densément occupés par excellence, les villes font office de laboratoires permanents en matière de transition écologique, notamment dès qu’on parle de mobilité. Elles concentrent de nombreuses initiatives pour la mise en place de nouveaux usages ou dispositifs qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Mobilize – avec ses offres de mobilité partagée, de mobilité à la demande, et ses solutions de recharge pour véhicules électrifiés – accompagne les villes vers la neutralité carbone.

  • mobilité partagée
  • stockage énergétique
  • transition énergétique

Améliorer le mix d’électricité verte

Les véhicules électriques en libre-service circulant dans la ville d’Utrecht, aux Pays-Bas, sont susceptibles, une fois connectés aux stations de recharges publiques, de restituer au réseau une partie de l’électricité contenue dans leur batterie. Ce système fondé sur la technologie vehicle-to-grid (V2G) équilibre les cycles, en chargeant les batteries quand la demande est faible et en la restituant aux heures de forte consommation. De quoi encourager l’utilisation de sources d’énergies renouvelables intermittentes.

Offrir une mobilité à la carte

Helsinki, ville réputée modèle en matière de respect environnemental, parie sur une mobilité à la demande intégrée dans une application unique. Dans les faits, la capitale finlandaise a mis en place un système de MaaS (Mobility as a Service(1)) centralisé. Chaque utilisateur a ainsi accès à tous les moyens de transport et peut combiner ses modes de déplacements en un seul clic, que ce soit le taxi, le métro, le tramway, le bus, la voiture, le vélo… L’application propose aussi des services de réservation, de planification et de paiement. Tous les transports dans la poche, en quelque sorte.

Allier l’utile à l’agréable

Initié il y a quelques années avec 2 parkings pilotes, la ville de Toulouse teste un principe d’ombrières photovoltaïques recouvrant 12 parkings répartis dans la ville pour une surface totale de 6 100 m2. Ces installations autonomes ont la capacité de produire 1000 MWh chaque année, soit la consommation de 350 personnes. Les véhicules stationnés peuvent profiter de l’ombre des installations et être rechargés par une électricité verte produite on ne peut plus localement.

Décongestionner le centre-ville

Le centre-ville de Ljubljana, capitale de la Slovénie a été une des premières en 2007 à fermer son centre-ville, soumis aux congestions permanentes. À la place, la municipalité propose un dispositif complet pour continuer à desservir la ville : taxis électriques gratuits pour les seniors et les parents avec enfants, amélioration du réseau cyclable et des transports en commun, limitation à 30 km/h généralisée, véhicules de livraison autorisés uniquement entre six et dix heures du matin… et même une zone de 10 hectares sans aucune voiture. Une mobilité adoucie pour un centre-ville qui respire mieux.

Encourager les mobilités douces

Mise en œuvre en 2008, la « low emission zone(2) » de la ville de Londres a réservé l’accès au centre-ville aux véhicules les moins polluants. Elle a été précurseur pour d’autres grandes villes européennes comme Anvers, Copenhague, Paris, Milan ou Berlin. En 2019, le dispositif a été renforcé par la délimitation d’une « ultra low emission zone(3) » et même d’une « zero emission zone(4) » pour l’hyper-centre de la ville. Il se combine avec la « London Congestion Charge », péage limitant l’accès à la ville. Marche à pied et mobilité douce recommandées !

Offrir le stationnement

Depuis mi-2021, le stationnement en centre-ville de Paris est gratuit durant 6 heures consécutives pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables qui émettent moins de 60 grammes de CO2 au kilomètre. Cette mesure complète le dispositif « disque vert », qui offre aux automobilistes d’un véhicule propre jusqu’à deux heures de stationnement gratuit en ville.

Calculer ses économies

La ville irlandaise de Dublin a mis en place un système d’éco-calculateur en ligne qui estime les émissions de CO2 évitées par les usagers préférant les transports en commun au véhicule individuel. Objectif : favoriser les usages vertueux en informant sur l’impact de ce qu’on ne consomme pas. Une manière de sensibiliser les usagers aux bénéfices environnementaux des transports en commun.

Robotiser les petites livraisons

Le dernier kilomètre de la livraison est le point logistique névralgique du e-commerce en ville. Pour fluidifier ces courtes livraisons au client final, la ville texane de Huston adopte les grands moyens, en faisant circuler de petits véhicules autonomes sur ses trottoirs. Des robots livreurs bardés de caméras 360° et de capteurs ont donc désormais le droit d’arpenter les rues de la ville pour transporter alimentation, médicaments et colis divers jusqu’à la porte du destinataire. De quoi désengorger les routes encombrées de la mégapole américaine.

(1) La Mobilité comme Service ; (2) Zone à faibles émissions ; (3) Zone à très faibles émissions ; (4) Zone à zéro émission

chap. 2 : la batterie… quels sont ses (super) pouvoirs ?

ARTEFACT

la batterie
[chap. 2] quels sont ses super-pouvoirs ?

Artefact est la série de vidéos conçue par Mobilize qui raconte la mobilité à travers ses objets.

Découvrez l’épisode centré sur la batterie du véhicule électrique. Artefact vous dit tout sur ce maillon essentiel de la mobilité décarbonée !

  • stockage énergétique
  • transition énergétique
  • véhicule électrique

 

Cet épisode sur la batterie se décompose en deux vidéos. Ici, dans le second chapitre, Artefact vous invite à découvrir les super-pouvoirs des batteries au service du réseau électrique. Charger son véhicule électrique en réduisant son impact, c’est possible ? Qu’est-ce que la “seconde vie des batteries” ? Mobilize partage ses solutions pour faire des batteries des véhicules électriques un accélérateur de la transition énergétique.

 

 

Précédemment, dans le premier chapitre, Artefact expliquait la fabrication et le fonctionnement des batteries… Voyez ici de quoi il s’agit.

 

la batterie
[chap.1] qu’est ce que c’est ?

La batterie, qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ? C’est fabriqué comment ? Que leur arrive-t-il en fin de vie ? Avec Mobilize, les bases de la batterie du véhicules électriques n’auront plus de secret pour vous !

voir la vidéo

chap. 1 : la batterie… qu’est-ce que c’est ?

ARTEFACT

la batterie
[chap. 1] qu’est-ce que c’est ?

Artefact est la série de vidéos conçue par Mobilize qui raconte la mobilité à travers ses objets.

Découvrez l’épisode centré sur la batterie du véhicule électrique. Artefact vous dit tout sur ce maillon essentiel de la mobilité décarbonée !

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Cet épisode sur la batterie se décompose en deux vidéos. Ici, dans le premier chapitre, Artefact explique la fabrication et le fonctionnement des batteries. La batterie, qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ? C’est fabriqué comment ? Que leur arrive-t-il en fin de vie ? Avec Mobilize, les bases de la batterie du véhicule électrique n’auront plus de secret pour vous !

 

 

Vous voulez en découvrir plus ? Le second chapitre approfondira les bénéfices de la batterie du véhicule électrique au vu de la transition énergétique… Voyez ici de quoi il s’agit.

 

la batterie
[chap.2] quels sont ses super-pouvoirs ?

Charger son véhicule électrique en réduisant son impact, c’est possible ? Qu’est-ce que la “seconde vie des batteries” ? Mobilize partage ses solutions pour faire des batteries des véhicule électrique un accélérateur de la transition énergétique.

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le premier bateau 100% électrique sur la Seine

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le premier bateau 100% électrique sur la Seine

La compagnie Seine Alliance a transformé l’une des unités de sa flotte, le « Black Swan » pour en faire le premier bateau 100 % électrique destiné à naviguer sur la Seine. Fruit d’un partenariat avec Mobilize et l’intégrateur Green Vision, il est propulsé grâce à des batteries de seconde vie provenant de véhicules électriques. Un projet qui préfigure une nouvelle génération de bateaux « zéro émission ». Les explications de Didier Spade, Président-Directeur Général de Seine Alliance.

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Qui est Seine Alliance et quel est son engagement dans le développement durable ?

Présente sur la Seine depuis 30 ans, la compagnie met à la disposition de ses clients – sous la marque « Paris Yacht Marina » – un loft à quai et des bateaux amarrés au Port de Grenelle (Paris 15e). Le développement durable est dans notre ADN. Nous recherchons depuis toujours pour nos bateaux les solutions de propulsion les plus performantes sur le plan environnemental. Nous sommes d’ailleurs la première compagnie engagée dans un processus d’électrification de l’ensemble de sa flotte à l’horizon 2024.

Le bateau électrique Black Swan est-il opérationnel ?

Bien sûr ! C’est un élégant offshore qui offre une croisière en douceur sur la Seine, au cœur de Paris. Il est propulsé par deux moteurs électriques alimentés par des modules de batteries de seconde vie issues de véhicules Renault, notamment Kangoo E-TECH Électrique. À la clé, pas de bruit, pas d’odeur, pas d’émissions néfastes pour l’environnement… soit une expérience unique pour les passagers ! Le Black Swan, amarré au Port de Grenelle, peut accueillir 10 personnes, incluant le service à bord, pour des croisières de 2 heures depuis son port d’attache jusqu’à l’île Saint Louis. Nous visons une utilisation annuelle de 150 à 200 croisières.

L’enjeu est avant tout de démontrer que faire fonctionner des bateaux 100 % électriques alimentés par des batteries de seconde vie est possible, efficace et fiable… Et de donner envie à tous les armateurs de s’inscrire dans une démarche de propulsion électrique.

Pourquoi avoir choisi des batteries de seconde vie plutôt que des neuves, et Renault Group pour partenaire ?

Le gaspillage détruit notre planète. Il faut aller vers davantage d’optimisation des ressources naturelles. Or, il n’y a aucun intérêt à utiliser des batteries neuves sur des bateaux fluviaux. La vitesse, limitée dans Paris à 12 km/h, peut aisément être atteinte avec des batteries de seconde vie, rechargées entre deux croisières. Il n’y a pas de problème de poids, on peut donc installer davantage de batteries pour compenser la différence de capacité, sans conséquence sur les performances du bateau. Dans ce contexte, le partenariat avec Renault Group, constructeur français expert des véhicules électriques et très engagé dans l’économie circulaire de ses batteries – et plus particulièrement avec sa marque Mobilize spécialisée dans la transition énergétique – était une évidence. Nous sommes accompagnés sur le plan technique par la société Green Vision. C’est la première fois que trois entreprises françaises s’allient ainsi pour développer un tel système. Un vrai défi, qui porte de grandes ambitions !

Quels sont les enjeux de ce projet pilote ?

Avant tout, démontrer que faire fonctionner des bateaux 100 % électriques alimentés par des batteries de seconde vie est possible, efficace et fiable. L’enjeu est de donner envie à tous les armateurs de s’inscrire dans une démarche de propulsion électrique. À Paris, 150 bateaux peuvent potentiellement être optimisés avec une motorisation électrique ou hybride.

Nous souhaitons aussi sensibiliser les pouvoirs publics sur le sujet, à commencer par les institutions qui gèrent les voies d’eau en France, pour que la réglementation, actuellement assez contraignante pour les bateaux transportant plus de 12 passagers, évolue et permette le développement d’une flotte fluviale électrique.

Pensez-vous pouvoir appliquer cette technologie à d’autres projets, notamment celui du nouveau paquebot « France” dans lequel vous êtes engagé ?

Le nouveau France* a vocation à être un navire révolutionnaire. Il doit donc disposer d’un système de propulsion très performant sur le plan environnemental. L’intérêt des batteries de seconde vie est indéniable – notamment pour des manœuvres dans les ports et l’optimisation de l’énergie à bord, qui comprend la consommation électrique de la cuisine, de l’éclairage, de la climatisation, etc. Comme il n’y a aucun problème de poids sur les paquebots, embarquer plusieurs tonnes de batteries est tout-à-fait envisageable.

Plus généralement, c’est une piste sérieuse à explorer au moment où dans certaines parties du monde, par exemple dans plusieurs fjords norvégiens, les moteurs thermiques sont interdits.

Comment imaginez-vous l’avenir de la navigation fluviale, à Paris et dans d’autres villes du monde ?

Le mouvement général en faveur de l’électrique, amplifié par des normes environnementales de plus en plus contraignantes, est irréversible. Sous réserve d’une révision de la règlementation, la propulsion électrique alimentée par un parc de batteries est déjà parfaitement adaptée à certaines activités comme les bateaux-restaurants, qui naviguent midi et soir à faible vitesse. En revanche, pour des pousseurs ou des automoteurs, qui fonctionnent à pleine puissance sur de longs trajets, il n’y a pas encore de solution réaliste. Mais la recherche avance… Comme aux débuts de l’aviation, tous les espoirs sont permis !

 

* Le France est un ancien paquebot transatlantique français mis en service en 1912.

 

Copyright : Seine Alliance

une seconde vie pour la batterie du véhicule électrique

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une seconde vie pour la batterie du véhicule électrique

Amaury Gailliez est Directeur Business et Opérations Batterie pour la marque Mobilize. Une de ses principales missions ? Trouver une seconde vie aux batteries de véhicules électriques, pour un usage souvent stationnaire.

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Quel est le rôle de votre département dans la gestion du cycle de vie voire du recyclage de la batterie d’une voiture électrique ?

Côté Renault Group et Mobilize, nous sommes responsables de la batterie, depuis sa présence dans le véhicule jusqu’à sa fin de vie. Cela inclut son financement par le client, sa garantie, mais aussi sa réparation le cas échéant, qui a lieu dans la Refactory Renault Group de Flins.

Après tout cela, c’est-à-dire après sa vie au sein d’un véhicule pour un usage automobile, la batterie présente encore une capacité de recharge de 70% en moyenne… ce qui n’est pas rien ! Et c’est là que la Direction Business et Opérations Batterie intervient. Nous récupérons la batterie et lui donnons une seconde vie, pour de nombreuses années d’utilisation supplémentaire avant l’étape ultime du recyclage.

Quelles secondes vies potentielles Mobilize trouve-t-il pour les batteries de véhicules électriques Renault Group ?

L’usage en seconde vie est souvent un usage stationnaire, qui nécessite moins de puissance qu’un usage mobile, et surtout automobile. Les batteries sont utilisées dans des résidences privées ou des grands bâtiments d’accès public. Dans la plupart des cas, elles servent au stockage de l’énergie provenant de panneaux solaires ou d’éoliennes installés localement. Les batteries se chargent dès que le soleil brille et que le vent souffle, pour qu’aucun kilowatt d’électricité verte – et « gratuite » – ne soit perdu !

“ Les batteries de 2nde vie se chargent dès que le soleil brille et que le vent souffle, pour qu’aucun kilowatt d’électricité verte – et « gratuite » – ne soit perdu !”
Amaury Gailliez
Directeur Business et Opérations Batterie de la marque Mobilize

Nous proposons également des batteries de seconde vie pour booster certaines bornes de recharge pour véhicules électriques. C’est le cas pour les bornes de charge rapide sur autoroute, qui ont besoin d’énormément d’énergie sur un court laps de temps. Les opérateurs de ces bornes peuvent ainsi réduire leurs coûts d’abonnement auprès du réseau énergétique. Plusieurs stations sont aujourd’hui équipées en Allemagne et en Belgique, et nous avons récemment annoncé l’installation de containers de batteries associés au projet Mobilize Fast Charge : le nouveau réseau de recharge ultrarapide en Europe.

Il existe aussi d’autres applications pour le réseau d’électricité, notamment les systèmes de stockage stationnaire à grande échelle appelés « Advanced Battery Storage ». Leur but est de gérer l’équilibre entre la demande et l’offre énergétique, pour maintenir la stabilité du réseau à une fréquence régulée de 50 Hertz.

Et enfin, nous trouvons même des secondes vies qui permettent à nos batteries de continuer à bouger ! Elles alimentent un système de réfrigération sur des Kangoo et des Zoé E-TECH Électriques… ou encore font fonctionner des bateaux électriques. Mobilize est d’ailleurs la première marque à avoir obtenu une certification pour l’usage maritime de batteries automobiles en seconde vie.

Pourquoi est-il nécessaire de favoriser la seconde vie des batteries ?

La raison principale est la réduction de l’impact des batteries sur l’environnement. Au lieu de n’utiliser la batterie que sur la durée de vie du véhicule, on lui donne une seconde vie d’au moins 10 ans supplémentaires. Cela repousse d’autant les opérations de recyclage. De plus, la batterie de seconde vie est souvent utilisée pour stocker de l’électricité verte, ce qui favorise l’essor des énergies renouvelables.

Et l’intérêt est aussi économique. Cette seconde vie donne une valeur supplémentaire à la batterie. C’est important pour pouvoir, à terme, rendre le véhicule électrique de plus en plus abordable pour le client final.

Les entreprises qui choisissent de nous acheter des batteries de seconde vie sont gagnantes également, puisqu’elles sont environ 30 % moins chères que des batteries neuves destinées à un usage stationnaire. Il s’agit de batteries très robustes, conçues selon un cahier des charges initial particulièrement exigeant (celui de l’automobile). . Une fois le système de stockage développé, nos batteries sont immédiatement adaptées au mode de fonctionnement stationnaire.

Quels seraient les réalisations les plus emblématiques de Mobilize en ce qui concerne la seconde vie des batteries ?

Il y en a beaucoup, comme nous l’avons vu ! Ce qui est passionnant c’est que nos réalisations concernent des applications à des échelles très différentes…

Il y a des systèmes à petite échelle, comme la réalisation de groupes électrogènes non polluants, développés en partenariat avec la start-up betteries, à partir de modules de batteries en fin de vie automobile assemblés dans notre Refactory de Flins.

Il y a des systèmes à moyenne échelle, comme le réseau électrique local de Belle-Île-en Mer, conçu par Morbihan Énergies et Mobilize, qui s’appuie notamment sur le stockage stationnaire dans des batteries de 2nde vie automobile pour utiliser au maximum l’électricité verte issues de panneaux solaires.

Et bien sûr, il y a des systèmes à grande, voire à très grande, échelle comme le stockage stationnaire (que nous appelons « Advanced Battery Storage ») d’une capacité de quasiment 20 MWh en France et 3 MWh en Allemagne. Des batteries de seconde vie sont installées dans plusieurs containers reliés au réseau de distribution haute tension, pour l’aider à utiliser un maximum d’électricité verte dès qu’elle est produite à partir d’énergies renouvelables.

Pour Mobilize, les applications de stockage énergétique dans des batteries de seconde vie issues de véhicules électriques sont donc quasiment infinies.

comprendre la transition énergétique

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comprendre la transition énergétique

La « transition énergétique » est un des principaux volets de la transition écologique qui défend un modèle économique, social et environnemental plus durable. Elle est sur toutes les lèvres et surtout, elle est en cours. Alors, que se cache-t-il derrière ce concept, quels en sont les enjeux et quel est son impact sur la mobilité ?

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★ ☆ ☆ ☆
la transition énergétique au cœur de la transition écologique

La transition énergétique est le nom donné à la modification des modes de production et de consommation de l’énergie, vers un système plus sobre, reposant sur des énergies décarbonées et renouvelables, propres et sûres. Et ce dans presque toutes les activités humaines : chauffage, éclairage, transport, industrie, etc. Elle passe par la baisse de l’utilisation des combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) – énergies non renouvelables et émettrices de gaz à effet de serre – au profit de sources d’énergie renouvelables considérées comme inépuisables comme le soleil (énergie solaire), le vent (énergie éolienne), l’eau (énergie hydraulique), la chaleur du sous-sol (géothermie), le mouvement des marées (énergie marémotrice) ou la matière organique (biomasse).

La transition énergétique s’articule autour de deux axes principaux : une production d’énergie moins émettrice de dioxyde de carbone (CO2), mais aussi une baisse de la consommation globale en agissant notamment sur l’efficacité énergétique. L’objectif est donc de faire mieux, avec moins. Ce passage progressif d’un modèle énergétique à un autre est la raison pour laquelle on parle de « transition ».

★ ★ ☆ ☆
des enjeux de taille pour la transition énergétique

lutter contre le réchauffement climatique

Les trois quarts des émissions de gaz à effet de serre sont dus à la combustion énergétique. Celle-ci entre en jeu pour le transport de marchandises et de personnes dont l’aviation à hauteur de 26 %, la production industrielle d’électricité, de chaleur et d’autres combustibles à hauteur de 24 %, mais aussi l’énergie utilisée par les ménages, les commerces et les institutions (14 %) ou encore par les entreprises pour produire ou construire (11 %), selon Eurostat. La combustion du charbon, du pétrole, et du gaz pour produire cette énergie libère du carbone sous forme de CO2, responsable à plus de 80 % de l’effet de serre, le réchauffement climatique en étant la conséquence. Abandonner les énergies fossiles au profit d’énergies décarbonées contribuera automatiquement à limiter les émissions, particulièrement de CO2, et donc lutter contre le réchauffement climatique.

protéger la population et la santé publique

Le réchauffement climatique entraîne un déséquilibre des écosystèmes atmosphériques qui a pour conséquence, notamment, une augmentation des événements météorologiques extrêmes (tempêtes, canicules, inondations, sécheresses) qui représentent un danger direct pour la population et menacent des activités humaines essentielles comme l’agriculture.

Notons de plus que les gaz à effets de serre à l’origine du réchauffement climatique ne sont pas les seules émissions engendrées par la combustion des énergies fossiles. Ces dernières dégagent aussi des particules fines et autres émissions polluantes qui affectent la qualité de l’air. En travaillant à les réduire la transition énergétique permet donc également d’améliorer la santé publique.

diminuer la consommation globale

La transition énergétique, c’est aussi consommer moins en adoptant un mode de vie plus sobre et en limitant le gaspillage.

Il s’agit d’éviter de consommer de l’énergie inutilement et d’optimiser un système pour qu’à service égal, il demande moins d’énergie. Dans le bâtiment, la rénovation, la construction ou encore l’automobile, des normes strictes ou encore le changement du dispositif de chauffage peuvent aider à diviser la facture annuelle de chauffage par dix. C’est ce qu’on appelle l’efficacité énergétique. Le développement des smart grids (réseaux électriques intelligents), et les datas de la ville intelligente permettront ont aussi vocation à favoriser la mise en place de politiques d’efficacité énergétiques ambitieuses et adaptées.

★ ★ ★ ☆
la transition énergétique en marche

La transition énergétique n’est pas qu’une vision d’avenir, c’est un processus en cours. L’ONG WWF a relevé dans une synthèse « 15 signaux » qui montrent son avancée à travers le monde, comme par exemple la part grandissante de l’exploitation des énergies renouvelables au sein des nouvelles installations de production d’électricité. Et les prévisions de l’Agence Internationale de l’Énergie montrent que les énergies renouvelables devraient représenter un tiers de la production d’électricité dès 2025, devant le charbon.

La progression de la transition énergétique se mesure également au nombre d’emplois qu’elle génère. L’Organisation internationale du travail estime que l’économie verte créera 24 millions d’emplois d’ici à 2030 à travers le monde. Dans le secteur de l’énergie cela accompagnera notamment la modification du mix énergétique, la promotion de l’usage des véhicules électriques et l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.

★ ★ ★ ★
Le véhicule électrique, accélérateur de l’essor de l’électricité verte

la mobilité électrique dans la transition énergétique

Le parlement européen pointe que le secteur du transport routier représente environ un cinquième des émissions de l’UE, les voitures personnelles pesant de l’ordre de 60 % dans ces émissions sectorielles.

Transition énergétique et développement du véhicule électrique semblent donc intimement liés, quand on observe les émissions de CO2 qu’il génère sur l’ensemble de son cycle de vie. Pour commencer, le véhicule électrique n’émet pas de CO2 en roulant*. L’origine de l’électricité dont il a besoin pour rouler joue aussi un rôle essentiel dans cet impact positif. Plus elle viendra de sources renouvelables, plus le véhicule électrique se révélera avantageux. L’Agence européenne pour l’environnement indique qu’avec une électricité provenant à 100 % d’énergies renouvelables, le véhicule électrique émet 4 fois moins de CO2 qu’un véhicule roulant à l’essence sur l’ensemble de son cycle de vie. D’ailleurs, d’après la FNH (Fondation pour la Nature et l’Homme), en tenant compte du mix énergétique moyen en France, une voiture électrique a déjà un bilan carbone deux à trois fois plus favorable qu’un véhicule à moteur thermique.

En parallèle, les technologies du véhicule électrique favorisent l’intégration des énergies renouvelables dans le mix électrique. La recharge intelligente et la recharge bidirectionnelle (vehicule to grid), en aidant l’offre et la demande énergétique à coïncider, participent à la régulation et la stabilisation du réseau afin de rendre disponible une électricité bas carbone et meilleur marché pour tous. Le stockage stationnaire via les batteries en seconde vie issues de véhicules électriques complète le tableau en palliant l’intermittence des énergies renouvelables.

Reste la réduction de l’impact de la fabrication, essentielle dans une perspective de développement du marché du véhicule électrique. Elle concerne notamment l’extraction des matières premières, l’efficacité des modes de production, de l’évolution des batteries et le développement du recyclage.

des systèmes de mobilité innovants au service de la transition énergétique

L’Union Européenne s’est fixé comme objectif une réduction de 90 % des émissions de gaz à effet de serre dues aux transports d’ici 2050. Pour y arriver, les usages doivent eux aussi évoluer. À commencer, notamment pour ce qui est du transport de personnes, par réduire les besoins en mobilité en favorisant le télétravail dans les entreprises, ou encore par concevoir une ville plus centralisée favorable aux modes « actifs » (marche, vélo) et aux transports en commun. La mobilité partagée est un autre axe de développement. Des services comme le covoiturage ou l’autopartage en libre-service ont notamment pour but de réduire l’intensité du trafic et d’optimiser le taux d’utilisation d’une voiture, surtout en ville. À l’avenir, des véhicules électriques, connectés et autonomes apporteront des réponses efficaces aux villes pour fluidifier le trafic, libérer une partie de l’espace dédié à la voiture et améliorer la qualité de vie des citadins.

La transition énergétique s’accompagne donc d’un changement de politique énergétique mais aussi d’une évolution de nos comportements et modes de vie. Elle constitue un défi, vecteur d’innovation et porteur d’opportunités. Mobilize, la nouvelle marque de Renault Group, l’a bien compris. En couvrant l’ensemble de l’écosystème de la mobilité, électrique et intelligente, les solutions proposées par Mobilize s’inscrivent volontairement dans une trajectoire vers la neutralité carbone.

 

* Ni émissions de CO2 ni polluants atmosphériques réglementés lors de la conduite, hors pièces d’usure.

 

Copyrights : inakiantonana, Mlenny, CarlFourie, LEMAL Jean-Brice, PLANIMONTEUR

from microwatts to big impact

OPEN WORLD

from microwatts to big impact

(podcast en anglais)
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Podcast Mobilize

Stockage stationnaire de l’énergie : une nouvelle étape pour les batteries de nos véhicules électriques – Stockage stationnaire de l’énergie : une nouvelle étape pour les batteries de nos véhicules électriques – 

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La batterie est connue pour alimenter nos véhicules électriques et hybrides rechargeables en énergie. Mais saviez-vous que ces merveilleux petits objets pouvaient faire bien plus que cela ? Saviez-vous que les batteries pouvaient renaître, en dehors des véhicules, et apporter à tous de l’énergie ? 

Roch Drozdowski-Strehl, directeur général de l’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France, et Yasmine Assef, directrice performance du service énergie chez Mobilize, vous emmènent découvrir le potentiel immense du stockage stationnaire !

Intervention de Roch Drozdowski-Streh, PDG de l’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France

Nous allons parler de mobilité mais avant cela de transition énergétique. Selon vous, où en sommes-nous aujourd’hui ?

Tout d’abord, merci de votre invitation. Il serait en effet utile de commencer notre discussion en définissant ce qu’est la transition énergétique. Nous sommes à un moment clé de notre histoire et du débat public sur l’énergie et le climat puisque nous élaborons actuellement notre stratégie pour nous affranchir des combustibles fossiles. Notre but est d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, conformément aux objectifs de l’Accord de Paris.

Cette transformation en faveur de l’abandon des combustibles fossiles doit être achevée en l’espace de trois décennies seulement et s’accélérer considérablement d’ici à 2030. 2030 est déjà une étape importante pour l’Europe car elle correspond à une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de référence de 1990.

Il est intéressant de souligner une chose sur laquelle l’Agence internationale de l’énergie a insisté dans ses dernières communications. Dans un contexte de hausse des prix mondiaux de l’énergie, les problèmes de fin du monde et de fin de mois trouvent une réponse commune dans la transition énergétique. En d’autres termes, l’abandon des combustibles fossiles n’est pas seulement un impératif climatique, c’est aussi une question d’accessibilité de l’énergie et de sécurité de l’approvisionnement.

Outre les énergies renouvelables existantes, quelles sont les innovations les plus prometteuses pour soutenir la transition énergétique ?

Cette transition peut se faire de différentes manières. L’une des dernières études sur le sujet a été publiée en octobre 2021 par RTE, la société chargée du transport de l’électricité en France. À travers une large consultation, elle explore les différentes possibilités qui s’offrent à nous pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Ces différents scénarios ont des points communs : baisse de la consommation d’énergie, augmentation de la part de l’électricité et recours accru aux énergies renouvelables.

Présente à de nombreux niveaux, l’innovation sera un puissant moteur de cette transformation. En amont, comme vous l’avez dit, avec le développement d’une production d’électricité renouvelable grâce aux technologies disponibles et aux nouvelles générations à venir, le solaire notamment.

En aval, en trouvant des moyens de favoriser la sobriété énergétique pour nous aider à consommer moins et mieux. Le tout s’inscrit dans un effort d’électrification d’un nombre croissant d’usages, tels que les transports, dans le but ultime de remplacer les combustibles fossiles.  Sans oublier le lien entre production et consommation d’énergie. Pour ne citer que quelques exemples, une partie des réseaux devra évoluer pour communiquer davantage, le stockage de l’électricité sera développé, de nouveaux moyens de contrôle de la consommation verront le jour, certains systèmes devront s’adapter aux effets du changement climatique.

Vous avez évoqué le réseau collectif d’énergie RTE en France, mais le développement des énergies renouvelables et l’essor des voitures électriques pourraient-ils affecter ou perturber ce réseau ? Nous savons que les énergies renouvelables ne sont pas totalement maîtrisables et que les voitures électriques consomment de l’énergie.

Absolument. Les énergies renouvelables ont en effet ceci de particulier qu’elles sont fluctuantes.  Prenons l’exemple de l’énergie solaire : la quantité d’énergie fournie à la terre par le soleil est gigantesque – plus de 8 000 fois la consommation annuelle d’énergie dans le monde. Cela dit, un panneau solaire de nuit ne produit aucune énergie. Pas plus qu’une éolienne s’il n’y a pas de vent. Il est très différent des autres moyens de production d’énergie, dits contrôlables, qui peuvent être activés quand on le souhaite – disons en hiver pour produire de la chaleur, ou en été pour produire du froid.

Que faire alors de cette énergie renouvelable qui nous est livrée en fonction de la météo plutôt que de la demande des consommateurs ? Eh bien, par ordre de priorité : d’abord, l’utiliser bien sûr, localement s’il y a des besoins auxquels répondre. Puis, l’acheminer vers d’autres lieux, via les réseaux, si on en a besoin ailleurs. Ou la stocker en vue d’un usage ultérieur.

En fonction de la stratégie de charge, les véhicules électriques peuvent donc nous aider à augmenter la part des énergies renouvelables dans notre consommation.

Peut-être croyez-vous en un cercle vertueux. Quel pourrait être ce cercle vertueux ?

C’est une question de stockage de l’électricité bas-carbone dès qu’elle est produite (dès que le soleil brille sur les panneaux photovoltaïques et dès que le vent souffle sur les éoliennes), et de déstockage dès qu’elle doit être consommée. Le VE (Véhicule Électrique) peut jouer ce rôle de stockage énergétique mobile ; le conducteur de VE n’est pas juste un consommateur c’est aussi un acteur car il peut choisir de recharger sa voiture avec une électricité verte avec le système de la recharge intelligente ; mais ça n’est qu’une 1ère étape, car, le VE pourra prochainement renvoyer de l’électricité verte au réseau (V2G) et jouer un vrai rôle de régulation au niveau du réseau pour favoriser l’intégration des énergies renouvelables.

Nous avons déjà parlé de l’électrification : le développement de la mobilité électrique est l’un des leviers de la transition énergétique. Pour aller plus loin, le conducteur de véhicule électrique peut devenir un consommateur qui s’adapte dans un contexte de production qui  dépend de la météo plutôt que de la demande. Le conducteur devient un acteur de la transition énergétique en acceptant qu’un algorithme ajuste la charge du véhicule en fonction de la disponibilité des énergies renouvelables. On peut aller plus loin. Dans la mesure où le véhicule reste stationné en moyenne plus de 90 % du temps, on peut imaginer qu’il soit en mesure de restituer une partie de son énergie au réseau en cas de besoin. Le véhicule pourrait alors contribuer encore davantage à l’équilibre entre l’offre et la demande, si important pour le réseau électrique, en devenant ce que l’on pourrait appeler un « prosommateur », à la fois producteur et consommateur.

Vous voulez dire que la batterie du véhicule électrique ne serait pas utilisée uniquement pour faire fonctionner la voiture ?

Exactement. Dans ce cas, le véhicule électrique est un élément dynamique du système énergétique. Il participe activement à l’intégration des énergies renouvelables dans notre consommation et renforce la résilience du réseau électrique. En d’autres termes, il augmente sa capacité à faire face à des imprévus.

Et pour les batteries, quels sont les avantages de leur recyclage ?

Sur ce point, nous devons placer ce que nous appelons la circularité au cœur du développement technologique et de l’innovation. Nous devons nous éloigner d’une vision du monde qui part du principe que ce que la nature nous fournit est disponible en quantités illimitées, et qui ne se préoccupe pas du type, des quantités et du sort des déchets que nous produisons. Pour aller dans la bonne direction, nous devons suivre trois principes : réduire, réutiliser, recycler. Réduire : réduire notre consommation, c’est-à-dire la quantité de ressources nécessaires pour fabriquer un produit ou un service. Réutilisation : explorer toutes les voies de valorisation, trouver une seconde vie à nos produits. Enfin, recycler : une fois le produit utilisé, optimiser sa valeur en tant que matière première pour fabriquer d’autres produits.

Et ma dernière question, diriez-vous que le stockage stationnaire est une « tendance », quelque chose qui se dessine actuellement ? Si ce n’est pas le cas, pourriez-vous nous donner des exemples d’utilisation ?

Du point de vue du réseau, le stockage est une ressource flexible idéale pour accompagner la transition énergétique. Actuellement, le stockage hydraulique grâce à des stations de transfert d’énergie par pompage reste la technologie la plus répandue. Cela dit, l’essor de la mobilité électrique s’est notamment traduit par une réduction sensible du prix des batteries. Cela a profité au stockage stationnaire par batterie qui se développe rapidement. Les utilisations auxquelles nous pouvons penser sont nombreuses. Ce type de stockage peut être intégré aux réseaux pour aider à stabiliser une production fluctuante. Il peut faire partie d’une unité de production visant à rendre la production d’un parc solaire ou éolien plus prévisible. Il peut également être placé derrière le compteur pour réduire la facture d’électricité ou favoriser la consommation d’énergie autoproduite. En résumé, la fonction de stockage de l’énergie est une étape essentielle de la transition énergétique.

Intervention de Yasmine Assef, Directrice performance du service Énergie de Mobilize

Roch vient de nous parler du stockage de l’énergie dans les véhicules électriques, intéressons-nous maintenant au stockage stationnaire. N’est-ce pas contre-intuitif pour un objet dédié à la mobilité ?

C’est en fait un usage complémentaire. Les batteries sont bien sûr conçues avant tout pour la mobilité et les voitures. On peut cependant imaginer qu’après être restées dans une voiture pendant 10 à 15 ans à des fins de mobilité, on puisse leur donner une « seconde vie » et les réutiliser à d’autres fins pendant encore 10 à 15 ans. Comme dans le cadre du stockage stationnaire.

Comment cela fonctionne-t-il concrètement ?

Les batteries sont un moyen de stocker de l’électricité et de la restituer au besoin. On peut, par exemple, stocker l’électricité produite par les éoliennes ou les panneaux solaires lorsqu’elle est abondante. Au lieu de la perdre, on peut la stocker dans des batteries et l’utiliser plus tard lorsque le vent ne souffle pas ou que le soleil ne  brille pas.  Cela permet d’intégrer davantage d’énergies renouvelables dans le mix énergétique.

La capacité de stockage sera plus ou moins grande selon le nombre de batteries utilisées. Ainsi, pour un petit nombre de batteries, on peut imaginer un dispositif de stockage portable qui peut venir se substituer aux vieux générateurs diesel. Un plus grand nombre de batteries peut venir alimenter un système plus vaste qui fonctionnera à l’échelle nationale en lien avec le réseau électrique national.

Mobilize et ses partenaires ont mis au point un système appelé ABS, Advanced Battery Storage, qui transforme les batteries des véhicules électriques en moyen de stockage stationnaire particulièrement ambitieux. Je serais ravie d’en savoir plus à ce sujet.

Je dirais simplement que l’on peut avoir une capacité de stockage de grande et de petite envergure. Le projet Advanced Battery Storage est un projet à grande échelle associé au réseau national. Il consiste à utiliser les batteries de véhicules électriques – exactement les mêmes que celles que vous avez dans une voiture – après les avoir sorties des véhicules, les connecter ensemble à l’intérieur d’un conteneur maritime et les brancher au réseau électrique. Ce système fournira de l’électricité, contribuera à stabiliser la capacité du réseau et augmentera ainsi la part des énergies renouvelables.

Les avantages pour l’environnement sont considérables. Le premier étant de doubler la durée d’utilisation des batteries automobiles. En ce sens, nous réduisons l’empreinte carbone des véhicules électriques tout au long de leur cycle de vie. Deuxième avantage, nous augmentons la part des énergies renouvelables dans le réseau et, par conséquent, nous réduisons la part des énergies fossiles. C’est l’objectif d’Advanced Battery Storage. Il s’agit de grands conteneurs, qui regroupent chacun entre 30 et 50 batteries présentant une capacité individuelle de 1 MWh. Cela représente environ 3 mois de consommation pour un ménage français.

Où en est Mobilize dans le développement de l’Advanced Battery Storage ?

Aujourd’hui, nous avons déjà 3 installations. Deux sont opérationnelles depuis des mois, l’une à Douai, dans l’usine de production de Renault, et l’autre en Allemagne, dans une ancienne centrale à charbon aujourd’hui arrêtée. C’est un exemple concret de passage du charbon aux énergies renouvelables. La troisième, déjà en place, se trouve dans l’usine Renault Refactory de Flins, où sont fabriquées les voitures électriques ZOE.  Cette structure est relativement grande puisqu’elle a une capacité de stockage de 15 MWh. Elle entrera très prochainement en service. Le programme complet Advanced Battery Storage vise une capacité de 70 MWh et sera la plus grand dispositif de stockage stationnaire fonctionnant à l’aide de batteries de VE en Europe.

Quels sont les objectifs à long terme de Mobilize ? Mobilize a-t-il pour objectif de devenir un acteur du secteur de l’énergie ?

Mobilize et Mobilize Energy relient le secteur de l’e-mobilité au secteur de l’énergie. Compte tenu du grand nombre de véhicules électriques prévus en Europe (15 millions sur les routes françaises en 2030, par exemple), le VE représente une énorme capacité de stockage virtuel – non pas stationnaire mais mobile, puisque les voitures roulent partout – ce qui offre des débouchés complémentaires substantiels pour Mobilize.

comment les solutions Mobilize contribuent-elles à la neutralité carbone ?

SCOREBOARD

comment les solutions Mobilize contribuent-elles à la neutralité carbone ?

La mobilité est un de nos alliés les plus précieux pour atteindre la neutralité carbone. Mobilize l’a bien compris et développe une gamme de services adaptés à chaque besoin. Plus vite nos habitudes de mobilité évolueront, et mieux le climat s’en portera. Vous avez un doute ? On vous explique tout, chiffres à l’appui.

  • connectivité
  • mobilité partagée
  • stockage énergétique
  • transition énergétique
  • véhicule électrique

année de la neutralité carbone

… pour Renault Group en Europe notamment grâce à Mobilize. La nouvelle marque offre une mobilité moins émettrice de CO2 : électrique bien sûr, mais aussi partagée et multimodale. Et Mobilize promeut les énergies renouvelables en palliant leur intermittence : l’électricité verte est stockée dans la batterie, par le véhicule électrique, comme plus tard en 2nde vie. Avec moins de nouvelles voitures et batteries nécessaires, Mobilize allège l’empreinte carbone et s’inscrit dans une économie plus circulaire.

véhicules 100% électriques dédiés aux services de mobilité

Innovants dans leur conception, les véhicules Mobilize le seront également dans leur commercialisation : leur conducteur ne paie que ce qu’il utilise. La berline Limo est le taxi ou le VTC idéal ; le véhicule compact Duo sera proposé pour la mobilité partagée ; avec son caisson de chargement, Bento le sera pour le transport de petits objets ; et le véhicule modulaire Hippo sera adapté à la livraison du dernier kilomètre.

capacité énergétique de stockage stationnaire

Avec son système Advanced Battery Storage (ABS), Mobilize utilise des batteries électriques, avant et après leur passage dans les véhicules, pour réguler la fréquence du réseau national, afin qu’il bénéficie d’un maximum d’électricité verte. Grâce à leur action de stockage, les batteries aident à faire coïncider les fluctuations de la production d’énergies renouvelables avec les fluctuations de la demande des consommateurs.

empreinte carbone des véhicules électriques vs thermiques

… en moyenne en Europe : sur l’ensemble de sa durée de vie un véhicule électrique émet près de 3 fois moins de CO2 (-63%) qu’un véhicule thermique*. Même si sa production demande plus d’énergie, l’effet s’inverse drastiquement une fois la voiture sur la route. Pour aller encore plus loin, Mobilize dépasse le modèle de la voiture individuelle, au profit notamment de véhicules électriques destinés à être loués avec des services associés.

circulation de l’électricité

Aujourd’hui déjà, avec Mobilize smart charge, le véhicule se recharge intelligemment quand l’électricité est bas-carbone. Demain, avec la technologie V2G (vehicle to grid), un véhicule pourra restituer au réseau une partie de l’énergie de sa batterie, afin de l’aider à faire face aux pics de consommation sans recours à la production d’électricité carbonée.

véhicules électrifiés partagés via les services Mobilize

N’utiliser un véhicule qu’en cas de nécessité ? Face à l’évolution de la société et aux enjeux environnementaux, l’autopartage est une solution innovante, pilotable depuis le smartphone. Mobilize share est déjà disponible dans une dizaine de pays pour louer un véhicule à l’heure ou à la journée. Zity by Mobilize est l’autopartage en free-floating bien connu à Madrid et Paris, à partir d’une minute sans limite de durée.

bornes de recharge en Europe

… soit près de 8 fois plus qu’il y a 6 ans ! La crainte de tomber en panne faute de solution de recharge se dissipe et l’électromobilité prend son essor. De plus, sans abonnement et avec une seule carte, grâce à Mobilize charge pass, les conducteurs de véhicules électriques ou hybrides rechargeables Renault accèdent au réseau de bornes le plus vaste d’Europe.

doter son entreprise de bornes de recharge y est simplissime

Les flottes s’électrifient de plus en plus, au bénéfice de la transition énergétique et sans négliger l’aspect économique. Pour répondre aux besoins des professionnels, Mobilize power solutions assure la conception, l’installation, l’exploitation et la maintenance des infrastructures de charge dans tout type d’entreprise. Ce service maximise l’efficience des points de recharge, sans sur-investissements inutiles.

capacité modulable du générateur 100% électrique

Le betterGen, mis au point par betteries avec l’aide de Mobilize, remplace un groupe électrogène polluant. Constitué de modules de batteries usagées de véhicules électriques, il est zéro émission, silencieux… et modulable. Il délivre du courant continu 48 V ou alternatif 220 V. Son système de charge lui permet même de s’adapter à un panneau solaire.

* Transport & Environment 2020

ma batterie, une alliée de la transition énergétique

STORY

ma batterie, une alliée de la transition énergétique

24.02.2022

  • stockage énergétique
  • transition énergétique
  • véhicule électrique

Tourner la page des énergies fossiles place le solaire et l’éolien comme sources essentielles de la transition énergétique. Mobilize, marque engagée en faveur de la neutralité carbone, contribue à une meilleure intégration de ces énergies renouvelables dans le mix énergétique. Comment ? Grâce à des solutions de stockage stationnaire comme le dispositif Advanced Battery Storage.  Basé sur des batteries de véhicules électriques, il sert également à prolonger leur durée de vie… Décryptage.

 

 

Chaque jour, chaque seconde, nous utilisons de l’énergie. Pour nous déplacer, communiquer, nous chauffer…. A l’échelle mondiale, cette consommation dépend encore fortement des énergies fossiles. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), charbon, gaz et pétrole représentent encore à l’heure actuelle 80 % de la production mondiale d’énergie. Mais, contrairement au solaire ou à l’éolien, ces énergies fossiles ne sont pas inépuisables. Les abandonner au profit d’énergies renouvelables nécessite de répondre à de nombreux défis. En commençant par surmonter leur défaut majeur : leur intermittence. C’est là que le stockage stationnaire intervient.

Pourquoi stocker l’énergie ?

La demande d’énergie, en particulier l’électricité, est variable au cours de l’année mais aussi de la journée. Les périodes de forte consommation, par exemple autour de 19h30, sont aujourd’hui couvertes par la production venue de centrales thermiques voire par l’importation d’électricité. Le développement des technologies de stockage a pour but, de mettre de côté le surplus de production pour l’intégrer dans le réseau en cas de forte demande, sans avoir recours à des solutions fortement génératrices de CO2.

Avec les énergies renouvelables, le stockage devient une nécessité constante. Car si l’énergie solaire est abondante et facile à déployer grâce aux panneaux photovoltaïques et si l’énergie éolienne connaît une croissance continue, le plus grand frein à leur utilisation vient de leur fonctionnement par intermittence. En clair, les éoliennes c’est bien quand le vent souffle et les panneaux solaires quand le soleil brille mais que faire lorsqu’il n’y a pas la moindre brise, que le ciel est couvert ou que la nuit est tombée ?

Le stockage permet de compenser ces fluctuations, à la façon d’une réserve qui se remplit lors des pics de production et se vide pendant les phases de creux. Ce stockage est dit « stationnaire » lorsqu’il s’effectue dans des réservoirs de batteries fixes, contrairement au stockage mobile comme avec les batteries d’ordinateurs ou même celles des voitures. Un enjeu sur lequel se positionne fortement la marque Mobilize à travers ses dispositifs de stockage stationnaire « Advanced Battery Storage » déjà déployés sur plusieurs sites en France et en Europe.

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Le stockage stationnaire pallie l’intermittence des énergies renouvelables

Stockage stationnaires et batteries de véhicules électriques : le couple parfait !

En plus d’offrir une solution durable pour les énergies renouvelables, ce dispositif permet également de réutiliser des batteries, comme celles des voitures électriques. Quand une batterie ne répond plus aux exigences de l’usage automobile, elle peut, avant d’être recyclée, être utilisée en « seconde vie » pour le stockage d’électricité, une mission moins contraignante et moins exigeante en termes de densité d’énergie et de puissance.

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Les batteries des véhicules électriques peuvent avoir une seconde vie
“Avec la batterie, nous avons beaucoup plus qu’un outil de mobilité. Une fois sa vie automobile terminée, sa valeur résiduelle reste importante et elle peut être utilisée pour d’autres dispositifs moins stressants que l’usage automobile, comme le stockage stationnaire. C’est pour nous la continuité logique.”
Christophe
Responsable programme des services d’énergie chez Mobilize et chargé du déploiement du projet Advanced Battery Storage

L’Advanced Battery Storage est le plus important dispositif de stockage stationnaire d’électricité jamais conçu à partir de batteries de véhicules électriques en Europe. Les batteries sont compilées dans des containers (30 à 60 batteries par container) qui sont assemblés entre eux et reliés au réseau électrique. Chaque container représente une capacité de 1 MWh (mégawattheure), ce qui représente environ un trimestre de consommation pour un foyer moyen français. Le dispositif utilise des batteries seconde vie, ainsi qu’un complément de batteries neuves, qui débutent ainsi leur « carrière » en douceur, avant d’être utilisées dans des véhicules électriques comme des Renault ZOE.

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La capacité de chaque container représente un trimestre de consommation pour un foyer moyen

Des défis à relever mais le potentiel est là

Capacité de stockage élevée, autonomie accrue, espaces réduits sont quelques-unes des problématiques liées à ces nouvelles technologies. Rome ne s’est pas fait en un jour !  N’oublions pas que la première batterie au plomb remonte à 1859 et l’émergence de la technologie Li-ion et sa première commercialisation en 1991 !

Pour autant, le rythme s’est nettement accéléré et révèle le potentiel de cette technologie : à terme, la capacité de stockage de l’Advanced Battery Storage sera de 70 MWh. Cela pourrait correspondre à l’équivalent de la consommation journalière d’une ville de 5 000 foyers !

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À l’heure où la lutte contre le réchauffement climatique incite à augmenter le recours aux énergies renouvelables, le stockage stationnaire – et à travers lui les batteries des véhicules électriques – se révèle être un atout majeur pour favoriser la transition énergétique.

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Mobilize : une marque engagée en faveur de la neutralité carbone

 

Tour du monde des énergies vertes

En France, d’ici à 2030, les énergies renouvelables doivent assurer 40% de la production d’électricité, comme l’exige la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

En faisant un petit tour du monde*, on se rend compte que certains de nos voisins font déjà figure de très bons élèves.

L’Islande par exemple a fait le choix de miser sur les énergies renouvelables depuis longtemps. Il s’agit du premier pays au monde en termes d’énergie verte produite par habitant, avec 100 % de l’énergie consommée dans le pays qui est renouvelable.

Le Costa Rica quant à lui, produit depuis mai 2019 presque 100 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, il mise sur l’énergie hydraulique, le solaire, l’éolien et sur l’énergie géothermique, grâce à sa soixantaine de volcans.

En Norvège, les énergies renouvelables représentaient près de 70 % de la consommation totale d’électricité à fin 2015. En 2020, cette part était de 95 %, notamment grâce à une utilisation importante de l’énergie hydraulique. Il s’agit de l’un des meilleurs ratios d’Europe.

*(source Lendopolis, filiale de la Banque Postale)

 

Rédacteur : Valérie Calloc’h

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  • stockage énergétique
  • transition énergétique
  • véhicule électrique

Pour limiter la hausse des températures, l’automobile doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Comment ? En encourageant le passage au véhicule électrique tout en optimisant et en allongeant la durée de vie des batteries. Avec Mobilize, l’objectif est de faire émerger des écosystèmes durables qui combinent la mobilité électrique, la recharge intelligente et la réutilisation des batteries en seconde vie pour stocker des énergies renouvelables. Pour réussir ce pari, Mobilize conjugue son expertise avec celle d’autres acteurs comme la start-up Green-Vision, basée à Etampes, près de Paris et spécialiste de l’intégration de batteries de seconde vie dans d’autres véhicules. Yann Lelong, son fondateur, nous explique comment fonctionne ce partenariat et à quoi il donne vie avec les ex-batteries de véhicules Renault.

Il y a 10 ans, Renault Group était le premier constructeur automobile à parier sur l’économie circulaire et le véhicule électrique. Aujourd’hui, les résultats sont à la hauteur de ce pari avec notamment une place de numéro 1 du véhicule électrique en Europe et une position de leader de l’économie circulaire avec la Re-Factory de Flins. Agir sur l’ensemble du cycle de vie de la batterie passe par l’accélération du déploiement de batterie plus performante, bas carbone mais il reste une étape non négligeable avant son recyclage : celle de sa réutilisation ou reconditionnement.

“On considère la batterie comme usagée quand elle sort du véhicule en fin de vie. C’est pourtant encore largement suffisant pour des applications moins exigeantes en termes énergétiques. C’est là où j’interviens, en tant qu’intégrateur spécialiste du reconditionnement.”
Yann Lelong
Directeur de GREEN-VISION

A chacun sa reconversion !

Conscient du potentiel que peut offrir une batterie et de la vertu environnementale de son reconditionnement, Yann Lelong, ingénieur de formation, passionné d’automobile, de mécanique et d’électronique, s’est spécialisé dans l’électrification et l’économie circulaire. A travers sa start-up Green-Vision, il donne une seconde vie aux batteries des véhicules électriques pour des clients à la recherche de solutions compatibles avec leurs usages… et leurs valeurs.

Le partenariat avec Mobilize lui permet de réutiliser des batteries usagées des véhicules électriques Renault, lesquelles- après près de 10 ans de bons et loyaux services- entrent alors dans un nouvel usage. Elles ne peuvent plus propulser de véhicule mais peuvent largement avoir d’autres utilisations. Et c’est là que leur nouvelle vie commence… car elles possèdent une capacité encore bien suffisante pour une reconversion de choix !

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Batterie Renault : vers une seconde vie

« En tant qu’intégrateurs nous désassemblons les composants de ces batteries d’origine pour réassembler de nouveaux packs. Un peu comme des LEGO que nous réassemblons avec un nouveau poids et un nouveau voltage, en fonction des besoins de nos clients. C’est la magie de la deuxième vie. »

Du scooter de livraison de pizzas au food-truck

Ces nouvelles vies sont variées. Les batteries peuvent par exemple alimenter des deux roues : vélos à assistance électrique, scooters de livraison de pizzas ou encore cette moto qui a battu des records de vitesse. Tout est possible, y compris la performance, avec des batteries de seconde vie !

food-truck
Un food-truck 100% zéro-émission

Autre exemple avec ce foodtruck sur base de Master Z.E., une unité de restauration mobile zéro émission, à la fois côté moteur et côté cuisines. L’importante puissance électrique nécessaires aux gaufriers, saladettes, toasteuses et friteuses est en effet fournie par des batteries de seconde vie et des panneaux solaires. Plus besoin de se brancher sur une prise électrique ni un groupe électrogène bruyant et malodorant pour assurer tout un service non-stop.

Les batteries de seconde vie peuvent aussi être utiles au transport de produits pharmaceutiques, comme des vaccins, pour lesquels la température de stockage doit être absolument stable et maîtrisée. Quand le chauffeur arrête le moteur du véhicule pour une livraison, cela coupe la production de froid. Ici, les batteries de seconde vie continuent à fournir l’énergie nécessaire pour que la chaîne du froid ne soit pas impactée, même si le moteur est coupé.

Comme quoi une tranche de vie supplémentaire avant le recyclage ce n’est pas négligeable !

« Nous avons encore beaucoup d’idées d’applications avec ces batteries de deuxième vie que nous sommes en train de développer »

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Rédacteur : Valérie Calloc’h

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