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passage à l’électrique des véhicules utilitaires et poids lourds : une recharge 100 % pensée par Mobilize Power Solutions

NOTICE

passage à l’électrique des véhicules utilitaires et poids lourds : une recharge 100 % pensée par Mobilize Power Solutions

Contrairement à une idée reçue, l’électrique ne concerne pas que les voitures des particuliers. La technologie des véhicules à batterie rechargeable convient parfaitement aux véhicules plus volumineux et à des usages professionnels. Quant à la recharge, s’effectuant souvent sur le site de l’entreprise, elle s’avère même moins contraignante au quotidien que le détour par la station-essence.

  • transition énergétique
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1) pourquoi opter pour une flotte utilitaire électrique

C’est une évidence ! À l’échelle mondiale, un quart des émissions de gaz à effet de serre est imputable aux transports. Dans cette équation, le transport routier n’est pas seul responsable, puisque les émissions de CO2 de l’aérien et du maritime vont croissantes. La part du transport routier reste néanmoins à ce jour majoritaire.

 

Les véhicules utilitaires légers et les camions sont à l’origine de plus de 40 % des émissions de CO2 du transport routier. Une fois rapporté à la circulation, c’est-à-dire aux kilomètres parcourus par les véhicules, cela représente un impact plus important que celui des voitures particulières.

 

L’électrification des transports routiers est un levier majeur pour réussir la décarbonation de la filière et atteindre l’objectif ambitieux de neutralité carbone à horizon 2050, fixé par la Commission européenne.

 

Pour y parvenir, développer les possibilités, pour les véhicules utilitaires légers et les poids lourds, de se recharger en cours de déplacement est en ligne de mire. Des corridors de recharge dédiés à ces types de véhicules seront déployés entre 2025 et 2030 à travers l’Europe, le long des principaux axes routiers, conformément au règlement AFIR (Alternative Fuel Infrastructure Regulation) adopté par l’Union européenne. Ces stations de recharge auront l’immense mérite de rassurer les professionnels quant au fait que le passage à l’électrique ne les empêchera pas de poursuivre leur activité. Ce qui créera les conditions favorables à une décarbonation progressive de leur parc, y compris pour des trajets de longue distance.

2) comment assurer la recharge au quotidien des véhicules professionnels ?

Si les infrastructures de recharge prévues par les pouvoirs publics joueront un rôle-clé dans le passage à l’électrique des flottes professionnelles, les solutions de recharge sur site sont, dès maintenant, la première brique vers la décarbonation du parc. La recharge au quotidien, pour les professionnels comme pour les particuliers, se fait majoritairement là où le véhicule reste stationné le plus longtemps.

 

Pourquoi faire un détour par la station-essence après sa mission, quand on peut tout simplement revenir se garer sur le parking de l’entreprise et en profiter pour brancher son véhicule ?

 

Ceci est particulièrement le cas pour une entreprise qui utilise des véhicules utilitaires et/ou des poids lourds. En fonction du type de véhicules et de leurs utilisations, il sera intéressant de se doter par exemple de bornes AC pour charger la nuit si les véhicules ne bougent pas pendant ce laps de temps, ou de bornes DC si les véhicules ont besoin d’être rechargés rapidement entre 2 tournées.

3) rouler en électrique : un choix éclairé

L’intérêt de la mobilité électrique est clair au regard des enjeux environnementaux, mais aussi du contexte règlementaire qui en découle. Se doter d’un véhicule électrique est encouragé par diverses incitations, souvent financières, alors que la règlementation est de plus en plus contraignante pour les utilisateurs de véhicules polluants.

 

À l’usage aussi, rouler en électrique s’avère intéressant, que ce soit du fait du différentiel entre le coût de l’électricité et le coût des carburants fossiles, ou grâce à un entretien mécanique moins onéreux que sur les voitures thermiques.

 

Pour maximiser les avantages économiques que présente le choix d’une mobilité électrique, les constructeurs automobiles partenaires de Mobilize, comme Renault pour les véhicules utilitaires légers et Renault Trucks pour les poids lourds, et bien sûr sa filiale spécialisée dans la recharge – Mobilize Power Solutions – analysent précisément les besoins actuels et futurs de l’entreprise : De quels types de véhicules cette société a-t-elle besoin au regard de son activité ? Quel volume de chargement ou de capacité de charge utile ? Quelles versions ou options de batteries pour garantir l’autonomie adaptée aux distances quotidiennes parcourues et aux temps de pause ? Son marché et les attentes de ses clients sont-ils susceptibles d’évoluer dans les prochaines années, ce qui changerait potentiellement son organisation interne, ses implantations géographiques, ses flux… ?

 

En fonction de cette analyse, Mobilize Power Solutions propose une sélection de prestations et de matériels pour que l’entreprise bénéficie, directement sur son site, des infrastructures de recharge les plus adaptées.

 

Nombre et puissances des bornes, localisation des points de charge, gestion des accès à la recharge, ainsi que différents services spécifiques pour faciliter et optimiser l’usage, … Tous les aspects de la recharge sont couverts.

 

4) investir de façon optimum dans la recharge des véhicules utilitaires sur site

Comme toujours, la clé d’une bonne gestion réside dans l’analyse amont et l’anticipation, pour faire les bons choix et réduire le montant des investissements globaux.

 

« En dimensionnant l’installation des points de charge aux besoins actuels, mais aussi en planifiant leur évolution future, plusieurs postes de coûts peuvent être réduits. »

 

Irina Khodossova – Présidente Mobilize Power Solutions France

 

Tout d’abord, le raccordement au réseau de distribution est une dépense à envisager si la puissance électrique disponible sur site n’est pas suffisante. L’analyse des cycles de charge des véhicules utilitaires et camions est déterminante pour optimiser, voire supprimer ce poste de coût.

 

Ensuite, les travaux de génie civil (tranchées, fondations, …) peuvent se révéler lourds. Pour les limiter, les emplacements des futures bornes doivent être étudiés avec soin, notamment pour privilégier des distances de raccordement courtes. Les emplacements sont également choisis en fonction des contraintes de circulation des véhicules, ainsi que des contraintes de stationnement et des manœuvres nécessaires en fonction du gabarit du véhicule, de la présence d’une potentielle remorque, du nombre de véhicules à recharger en même temps… Le positionnement de la prise sur la carrosserie et la longueur de câble nécessaire entrent également en ligne de compte pour déterminer précisément les emplacements des bornes. Sans oublier d’intégrer en amont les pré-équipements des extensions futures pour mutualiser les coûts.

 

Autre poste à ne pas négliger, les travaux de génie électrique (câbles, chemins de câbles, protections électriques) dépendent directement de la puissance de recharge et des distances entre le point de raccordement et les infrastructures de recharge. Son montant sera d’autant plus limité que les autres postes seront calibrés au juste nécessaire.

 

Pour finir, il convient de considérer l’investissement dans le matériel : les bornes, mais aussi les armoires électriques, voire les postes de transformation. Dans ce domaine, gare aux idées reçues ! Un poids lourd n’a pas forcément besoin d’une borne de recharge à haute puissance. C’est l’usage qui définira la puissance adaptée. Par exemple, les bennes à ordures ménagères effectuent habituellement des tournées d’environ 150 km par jour puis restent stationnées 8 à 10 heures consécutives. Des bornes de recharge de 22 kW suffisent donc parfaitement.

 

L’économie est alors substantielle : le budget d’investissement dans une borne AC 22kW est 10 fois moindre que celui d’une borne DC 150kW, notamment du fait du coût du matériel.

 

A contrario, si les flux logistiques nécessitent une rotation de plusieurs véhicules et des cycles de recharge courts, les infrastructures de recharge à haute puissance (de 100 à 350 kW) sont à privilégier. Pour alléger et lisser la facture, les aides financières des pouvoirs publics sont complétées par les solutions de financement proposées par Mobilize Power Solutions, telles que le crédit-bail ou la location financière.

5) des coûts d’exploitation et un budget énergie maîtrisés

La mission des experts de Mobilize Power Solutions ne s’arrête pas une fois les bornes de recharge installées. Ils accompagnent l’entreprise pour maîtriser les frais liés à l’exploitation et à la maintenance. Ces coûts sont optimisés dès que plusieurs véhicules peuvent utiliser à tour de rôle la même borne. Une borne peut même devenir source de revenu, si le professionnel qui la possède en ouvre l’accès à un tiers moyennant finance. Plus les points de recharge sont accessibles à de nombreux véhicules et plus l’écosystème auquel appartient l’entreprise s’électrifie, encourageant les synergies.

 

Et pour le coût de l’électricité ? Le gestionnaire a différents leviers pour maîtriser son budget énergie. Mobilize Powers Solutions analyse la consommation énergétique effective sur le site (puissance souscrite, profil de consommation électrique et pics observés), estime les besoins en énergie découlant des besoins d’exploitation des camions et des véhicules utilitaires, et propose des solutions techniques optimisées pouvant intégrer la gestion dynamique de l’énergie, voire de la production d’énergie renouvelable locale.

 

 

En résumé, le passage à l’électrique des véhicules utilitaires légers et des poids lourds fait sens d’un point de vue environnemental comme d’un point de vue économique, et la question de la recharge en est le point central. C’est pourquoi Mobilize Power Solutions accompagne les professionnels, sur un périmètre européen, en prenant en compte à 360° leurs enjeux opérationnels, financiers et énergétiques.

Mobilize Bento, le petit utilitaire qui change la donne

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CHECK POINT

Mobilize Bento, le petit utilitaire qui change la donne

Mobilize présente Bento, son véhicule micro-utilitaire 100 % électrique, hyper compact et doté d’un caisson de chargement. Les zones urbaines et péri-urbaines, où les exigences en termes de respect de l’environnement et d’encombrement sont croissantes, sont son terrain de jeu. Mobilize Bento s’adresse à une clientèle professionnelle ayant besoin d’un véhicule agile, pratique et sûr. 

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pourquoi Mobilize Bento ?

Parce qu’il est important d’améliorer la qualité de vie en ville, de réduire la congestion automobile, notamment des centres-villes, de réorganiser l’espace, voire de le réattribuer aux habitants (la voirie, les parkings, …). Facile pour Mobilize Bento ! Ultra-compact avec son gabarit de 2,54 mètres de long sur 1,30 mètre de largeur, il n’encombre pas l’espace public.

 

Parce que les villes s’engagent à réduire la pollution et à lutter contre le changement climatique. 100 % électrique, Mobilize Bento est la solution ! Zéro bruit et zéro émission à l’échappement, il a aussi l’avantage de pouvoir accéder à toutes les zones à circulation restreinte.

 

Parce que nous consommons différemment, notamment via des achats en ligne, en ayant recours à de plus en plus de livraisons à domicile, dans des délais courts. Avec son caisson à l’arrière, Mobilize Bento est le véhicule idéal pour les livraisons du dernier kilomètre en ville.

 

Parce que nous avons toujours plus besoin de services de proximité et de prestations locales et à la demande. Le caisson de Mobilize Bento permet l’emport et l’accessibilité de petites marchandises ou de matériel léger pour les professionnels de la maintenance, de l’entretien, ou encore des services à la personne.

 

« Mobilize Bento apporte une solution pour les professionnels des services de proximité, au cœur de la ville et dans ses environs, pour rouler zéro émission et zéro bruit, circuler plus librement et travailler plus sereinement. » 

Laurence Béchon – Directrice des services de mobilité, Mobilize

 

Avez-vous remarqué cette boîte à l’arrière, comme un « sac à dos » qui lui donne ce design singulier ? Mobilize Bento est un véhicule monoplace aux multiples atouts.

 

 

électrique

Mobilize Bento a une autonomie de 140 kilomètres, ce qui le rend tout à fait adapté à un usage urbain et péri-urbain, et une vitesse pouvant aller jusqu’à 80 km/h. Bento est rechargeable sur une prise standard (domestique) ou de type 2, donc compatible avec les bornes publiques et les bornes installées dans les entreprises. Pour plus de praticité et de tranquillité d’esprit, son câble de recharge est fixé au véhicule.

pratique

Mobilize Bento propose un volume utile de chargement de 1m3, avec une capacité de 700 litres dans le caisson fermé et 300 litres dans l’habitacle. Cette praticité se combinant à la compacité et à l’agilité, il est parfaitement adapté à la livraison de biens et de services dans les hyper-centres.

personnalisable

Le professionnel peut personnaliser la carrosserie et le caisson afin de faire de son Mobilize Bento un véritable outil de promotion de son nom et de son savoir-faire.

compact

Le professionnel trouve facilement à se garer, car Mobilize Bento ne prend que la moitié d’une place de stationnement standard. Un gain de temps et d’énergie considérable quand de nombreuses études indiquent que trouver une place de stationnement peut prendre 30 minutes par semaine !.

connecté

Mobilize Bento bénéficie d’une connectivité native pour faciliter le quotidien et les opérations des professionnels et assurer la gestion des flottes des entreprises. Ce système permet la remontée en temps réel de certaines données du véhicule, comme l’état de charge de la batterie, l’autonomie restante, le kilométrage ou encore la localisation. La « clé digitale » de Mobilize Bento, qui l’ouvre et le démarre via smartphone, est utile pour partager les véhicules au sein d’une équipe. La géolocalisation permet de trouver Bento lorsqu’il a changé d’utilisateur ou simplement de retrouver l’endroit où on l’a garé. Enfin, le géofencing offre la possibilité au gestionnaire de flottes de définir une zone dans laquelle l’utilisation de du véhicule est autorisée.

sûr

Mobilize Bento est doté d’un airbag de série, ce qui est une prestation unique sur le segment des quadricycles. En outre, l’habitacle est totalement fermé par des portes en élytre.

confortable

Mobilize Bento valorise le bien-être à bord. À commencer par le confort thermique : le véhicule est muni d’un système de climatisation, ainsi que d’un siège et d’un pare-brise chauffants. La planche de bord se veut la plus simple et intuitive possible, pour une prise en main immédiate du véhicule. Elle intègre un écran d’instrumentation, la commande de boîte de vitesses, un haut-parleur et un support pour smartphone. Un port USB-C permet de recharger son téléphone portable.

robuste

Mobilize conçoit des véhicules pensés pour l’usage et faciles d’entretien. Sur Mobilize Bento, les pare-chocs avant et arrière sont les mêmes. Ils peuvent donc être changés facilement ce qui réduit les coûts et rend la réparation plus rapide. Autre exemple : un grain plastique spécifique a été mis au point pour les boucliers et les bas de caisse, afin d’invisibiliser les marques d’usure et les rayures. L’intérieur est également facile à nettoyer, d’un simple coup d’éponge.

 

Mobilize Bento, la version monoplace et utilitaire de Mobilize Duo, concentre un maximum d’atouts dans un minimum de place, des bénéfices concrets et utiles avec un look qui ne se prend pas au sérieux.

 

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Ankinee Kirakozian : “Grâce aux nudges, nous parvenons à modifier les préférences environnementales des individus”

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Ankinee Kirakozian : “Grâce aux nudges, nous parvenons à modifier les préférences environnementales des individus”

Ankinee Kirakozian est docteur en économie et chercheuse associée au BETA (Bureau d’Economie Théorique et Appliquée). Son travail se situe à l’intersection de l’économie de l’environnement et de l’économie comportementale. Elle a récemment participé au projet [Imp]²ulce, une expérimentation à grande échelle – réalisée en partenariat avec Lucile Janssoone du Réseau Alliances et de Noémie Rogeau de 2R Aventure – dont l’ambition était de tester l’efficacité des nudges sur la mobilité durable. Elle revient sur le sujet pour Mobilize.

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Tout d’abord, qu’est ce qu’un nudge ?

“Un bon nudge doit préserver la liberté de choix de l’individu et éviter d’entrer dans une logique de manipulation”

Traduit littéralement, le terme nudge signifie coup de pouce ou coup de coude.

Dans son essence, un nudge est un outil qui permet de changer la perception d’une situation. Sur la base de ce changement, l’individu est libre de changer ou non de comportement. Il s’agit de modifier l’architecture de choix proposée à un individu dans une situation donnée. En offrant de nouvelles options de choix, une entreprise, un décideur public ou même un individu peut encourager la prise de décision dans une direction considérée comme souhaitable. Un bon nudge doit préserver la liberté de choix de l’individu et éviter d’entrer dans une logique de manipulation. Un exemple concret célèbre est celui du cendrier urbain présenté sous forme de vote. Initialement développé en Angleterre, il proposait aux fumeurs de voter pour Messi ou Ronaldo en jetant leur mégot. Le dispositif capte l’attention des individus en changeant leur perception de la situation pour les inciter à adopter un comportement bénéfique à l’environnement.

Au sujet de la mobilité, quels sont les types de nudge que l’on peut utiliser ? Sur quels leviers s’appuient-ils ?

Les nudges s’appuient sur le constat que notre prise de décision n’est pas toujours basée sur une rationalité parfaite, mais influencée par des biais cognitifs. Ces biais comportementaux sont très nombreux, mais nous pouvons en isoler un certain nombre, testés dans le cadre du projet [Imp]²ulce. Nous avons par exemple testé le biais “d’aversion à la perte”. Un nudge basé sur ce biais consiste à mettre en avant la perte – financière, de temps ou de santé – que l’individu risque s’il ne modifie pas son comportement. De manière générale, les individus ont une aversion plus importante au risque de perte qu’au risque de gain. Une étude montre que la douleur perçue lorsque l’on perd 1000€ est 2 fois supérieure au plaisir de gagner une somme équivalente. Un second biais de perception important est “l’appel moral”, qui rappelle aux individus qu’à travers leur comportement ils contribuent à la lutte contre le dérèglement climatique, à l’aménagement public, etc… C’est un nudge qui peut être critiqué parce qu’il est moralisateur. Ensuite il y a le biais de la “norme sociale”, qui est sans doute le nudge le plus connu du grand public. Il est souvent mobilisé sur les sujets de consommation d’énergie ou pour le tri des déchets. Il s’agit par exemple de comparer la consommation d’un foyer à la consommation moyenne de l’entourage sur une facture d’énergie. Dans le cadre de la mobilité, cela peut passer par un classement de l’impact environnemental des déplacements des employés ou sur les parts d’usage des différentes mobilités… Nous avons également testé le biais du “changement de présentation”, qui consiste à présenter des informations connues de façon plus ludique, à travers le jeu.

Pourquoi les nudges sont importants pour la mobilité ?

“Les décideurs politiques et les entreprises doivent porter une attention particulière aux nudges qui stimulent une aversion à la perte”

Il faut répondre à cette question avec précaution. Tous les nudges ne marchent pas, ils ne sont pas tous prometteurs. Dans l’étude que nous avons réalisée, nous avons montré que seuls l’appel moral, l’aversion à la perte et la combinaison des deux avaient un effet positif sur le changement de comportement en matière de déplacements. Parmi eux, le plus efficace est celui de l’aversion à la perte. Cela montre que les décideurs politiques et les entreprises doivent porter une attention particulière aux nudges qui stimulent une aversion à la perte, notamment s’ils souhaitent promouvoir les modes alternatifs. Nous avons également constaté que l’exposition à des nudges de type « appel moral » doit être suffisamment longue pour maximiser ses effets et toucher un maximum de personnes. C’est en contradiction avec les pratiques que l’on observe dans les collectivités aujourd’hui, où la majorité des initiatives sont des expérimentations relativement courtes, sur deux, trois ou quatre semaines. Nous avons enfin observé que les résultats obtenus grâce aux nudges persistent dans le temps : nous parvenons à modifier les préférences environnementales des individus. Ce n’est pas le cas avec la mise en place d’une taxe par exemple, qui crée une réaction à un effet prix mais n’est pas durable une fois la taxe supprimée. De ce point de vue, les nudges sont très prometteurs. Il faut néanmoins rester prudent car sur les 6 nudges présentés, trois n’ont pas fonctionné dans notre expérimentation, et notamment la comparaison sociale, qui est le plus utilisé pour des comportements de type consommation énergétique, eau ou recyclage des déchets.

Quelles sont les limites du nudge ?

Contrairement à un instrument financier classique, on ne peut pas dire qu’un nudge soit efficace dans tous les contextes. C’est une politique qui doit être localisée et testée, sans être nécessairement réplicable d’une région à l’autre. Les individus ont des cultures différentes et ne sont pas tous sensibles aux mêmes biais. Au vu du faible coût des nudges comparé aux subventions ou aux mécaniques de récompenses, nous obtenons des effets très intéressants à moindre coût, mais nous ne pouvons pas toujours passer à l’échelle. En tant qu’économiste je pense que le nudge est un très bon outil complémentaire aux politiques incitatives classiques, mais qu’il ne peut pas les remplacer.

Pour Mobilize, l’utilisation des nudges est une piste prometteuse. Ils permettent en particulier de favoriser les comportements vertueux afin de tendre vers la neutralité carbone. Bien utilisés, ils constituent des alliés puissants dans la lutte contre l’autosolisme ou contre les énergies fossiles. Lorsque l’automobile n’est pas nécessaire, ils peuvent également favoriser la prise de décision en faveur des mobilités légères ou des transports en commun. De manière plus générale, ils permettent de mettre en valeur toute une gamme d’options de mobilité chères à Mobilize : plus durables, accessibles et abordables.

la donnée, clé d’une mobilité durable ?

ET SI…

la donnée, clé d’une mobilité durable ?

Situées à l’épicentre de l’écosystème de la mobilité, nos voitures sont aujourd’hui devenues des gestionnaires de nos déplacements. Au cœur de cette fonctionnalité, il y a la donnée qui y transite et nous assiste sur la route, dans la ville ou lors de nos escapades. Une donnée qui peut devenir un élément crucial en matière de prévention des pannes, de réparation et d’assistance prédictive. Et si, de simple assistante à la conduite, la donnée collectée se révélait être la clé d’une maintenance plus durable des infrastructures et des véhicules ?

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Plus la voiture devient communicante, plus elle pourrait être comparée à un smartphone roulant. Mêmes fonctionnalités. Mêmes technologies embarquées. Mêmes capacités à communiquer avec nos environnements numériques, à mesurer les performances, à nous guider et à nous assister dans nos vies quotidiennes. Toutes ces assistances ne surprennent plus grand monde aujourd’hui. Ce qui fait un peu oublier à quel point la voiture, au même titre que le smartphone, constitue un laboratoire d’innovations technologiques. Peu à peu, elle est devenue une interface entre le conducteur et son environnement routier, susceptible de s’adapter à ses habitudes de conduite, de l’informer de l’état du trafic, de l’itinéraire le plus court vers le supermarché ou de la disponibilité des bornes de recharge. Et l’histoire ne fait que commencer. Au cœur de cet écosystème, il y a la donnée devenue massive.

la voiture comme scanner géant

Les capacités grandissantes de l’intelligence artificielle permettent désormais d’aller un peu plus loin dans l’aptitude des véhicules à nous assister dans nos déplacements. D’abord en matière de sécurité sur la route. On peut imaginer les applications qui découlent d’un véhicule capable de scanner en permanence son environnement et de remonter en temps réel l’information à une base de données routière. En superposant des jeux de données collectés par les véhicules arpentant la chaussée, il est assez facile de détecter, par traitement informatique, tous les changements et les anomalies intervenues sur la voirie. Une aide cruciale pour les urbanistes dans la fluidification des villes. De quoi également tracer une carte de l’état des infrastructures routières d’un pays et donner un sacré coup de pouce aux acteurs de la maintenance pour engager des travaux avant toute dégradation de la chaussée. Rappelons que l’Europe compte plus de 70 000 kilomètres d’infrastructures à surveiller et entretenir rien que pour son réseau d’autoroutes. Et que le coût annuel lié à l’entretien des infrastructures routières est estimé à 100 milliards d’Euros pour les pays de l’OCDE1. On touche là à un sujet économique crucial.

quand la route alerte

Dans la perspective inverse, la multiplication des capteurs qui abordent désormais nos infrastructures rend imaginable une « route » capable d’analyser et d’informer en temps réel sur l’état des véhicules qui les empruntent. De quoi détecter, un jour, les risques liés à la somnolence au volant, au même titre qu’on est aujourd’hui en capacité d’informer le conducteur d’une intervention de la voirie ou de la densification du trafic… Ou même, pourquoi pas, alerter d’une anomalie mécanique sur un véhicule avant qu’elle ne provoque une panne grave. Un pas supplémentaire en faveur d’un principe de maintenance prédictive. L’analyse de la donnée constitue ainsi un moyen redoutable d’anticipation. Prévenir plutôt que guérir en quelque sorte. Côté véhicules, l’extraction de ces données est aussi un moyen d’établir des recommandations précises en matière d’entretien pour chaque véhicule de chaque automobiliste ou modéliser en temps réel l’état de vétusté d’une flotte automobile. De quoi programmer les opérations de maintenance ou de réparation et mieux répartir la charge chez les réparateurs et les concessionnaires.

visualiser pour (mieux) sensibiliser

Partant du principe qu’on ne gère bien que ce qu’on sait mesurer, c’est aussi sur la capacité à se transformer facilement en indicateurs que repose la valeur de la donnée collectée. Elle se révèle précieuse pour estimer l’usage individuel qui est fait de chaque automobile. Une personnalisation qui ouvre des perspectives en matière d’assurance pour adapter les offres à la réalité des usages quotidiens, en les indexant sur le nombre réel de kilomètres parcourus ou le mode de conduite de chaque automobiliste par exemple. Ainsi, les bons conducteurs pourront voir leur prime d’assurance diminuer. On comprend bien, aussi, l’influence positive qu’aurait un indicateur présent sur le tableau de bord de chaque véhicule en matière de sensibilisation et d’incitation aux bonnes pratiques de conduite.

le jumeau numérique à la rescousse

La capacité de modélisation est un atout maître de la donnée, qui fait aujourd’hui émerger la notion de jumeaux numériques. Beaucoup d’industries se penchent sur ce principe, qui repose sur la réplique virtuelle d’un objet ou d’un système susceptible de réagir en fonction des données dont elle est nourrie. Un avatar un peu magique, sur lequel il est possible de tenter toutes sortes d’expériences pour mieux en comprendre les conséquences, sans toutefois se confronter aux risques qu’ils représentent dans la vraie vie. De la projection environnementale à la simulation d’aléas industriels en passant par les tests de résistance, les principes d’interaction ou le diagnostic d’usure de systèmes complexes, les champs d’application de ce principe sont encore en plein devenir.

donnée massive et économie circulaire

Appliqué au monde de l’automobile, ce jumeau numérique est une aubaine pour comprendre les comportements de chaque véhicule tout au long de leur cycle de vie. Et ainsi intervenir avec précision au moment et à l’endroit les plus opportuns, réparer une pièce usée plutôt que changer tout un ensemble, voire optimiser la durée de vie et recycler les batteries usagées. L’idée, ici aussi, prévenir plutôt que guérir. En imaginant que chaque pièce détachée puisse être identifiable et traçable, la donnée devient alors la meilleure alliée d’une économie circulaire, favorisant la récupération et le réemploi de matériel. D’autant plus si elle intègre les fonctionnalités de la blockchain qui garantissent l’authenticité et l’historique de chaque pièce. D’un point de vue industriel, l’analyse massive de cette micro-donnée permet d’identifier toute pièce ou système qui viendrait à s’user prématurément, d’améliorer en permanence les process de fabrication, la qualité de conception et, in fine, la fiabilité des véhicules. Modélisation, projection, traçabilité. La donnée devient l’alliée d’une maintenance durable.

univers virtuels pour réparations réelles

Le mieux avec la donnée, c’est aussi sa capacité à voyager et à prendre facilement la forme qu’on cherche à lui donner. Deux prédispositions qui expliquent sa filiation avec les mondes virtuels auxquels l’automobile ne pouvait que succomber. En croisant les données individuelles de chaque véhicule, la modélisation 3D et la téléassistance, les casques de réalité virtuelle ou augmentée peuvent se révéler des outils intéressant pour une maintenance « pilotée », qui permettrait aux réparateurs de s’immerger en plein cœur du système du véhicule pour en détecter les anomalies et les dysfonctionnements éventuels. Et en tirer un diagnostic à distance. Mieux, le conducteur pourrait intervenir directement sur la panne sur ses recommandations à distance. Gain de temps, gain de déplacement. Et gain d’argent.

vers un océan de services

De la recommandation de conduite à la réparation en « libre-service » en passant par l’optimisation des plannings de maintenance ou la personnalisation des offres de mobilité, les innovations qui reposent sur la donnée, ou plutôt sur son exploitation, sont donc nombreuses. Et la plupart sans doute encore à découvrir. Au-delà d’une meilleure expérience de conduite et de sécurité à laquelle nous sommes désormais habitués, cette donnée est aussi une opportunité en matière de prévention et de maintenance. La donnée numérique nous donne à voir ce qui n’est pas toujours accessible à l’œil nu dans un système complexe comme celui de la mobilité. A savoir les innombrables interactions qui existent entre un véhicule, son conducteur et son environnement routier. Elle peut par conséquent devenir cruciale pour assurer la performance de l’ensemble de l’écosystème… et laisser à l’automobiliste le seul plaisir de la conduite.

comment la voiture électrique épouse l’évolution des nouvelles mobilités

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LEVEL UP

comment la voiture électrique épouse l’évolution des nouvelles mobilités

Acheter une voiture, en profiter et l’entretenir pendant quelques années, puis en changer ? Objectivement, le schéma traditionnel de la possession automobile n’est pas toujours le plus intéressant pour l’utilisateur. Sans compter qu’il impacte négativement les ressources naturelles. Autopartage, transport à la demande, covoiturage… Des solutions émergent, qui se fondent sur l’objet « voiture », tout en dépassant le modèle de la voiture individuelle. Pour minimiser les coûts d’usage et les impacts environnementaux, les nouvelles mobilités sont essentiellement électriques.

  • mobilité partagée
  • transition énergétique
  • transport à la demande
  • véhicule électrique

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le véhicule électrique, allié de l’autopartage, de la location automobile de courte durée et de la voiture avec chauffeur

Faire l’expérience de l’autopartage automobile, c’est bien souvent découvrir les atouts de la mobilité électrique, tant les véhicules 100% électriques sont surreprésentés dans le parc de voitures partagées. Qu’il s’agisse d’un autopartage en free floating majoritairement présent dans les grandes villes car la voirie y est dense, ou d’un autopartage avec stations de retrait et de dépôt assimilable à de la location de courte durée accessible sur smartphone, les offres d’autopartage font la part belle à la mobilité électrique. Mobilize déploie une palette de solutions de nouvelles mobilités, de l’autopartage à la location automobile de courte durée, grâce à ses offres Zity by Mobilize et Mobilize Share. Savez-vous qu’un véhicule reste garé en moyenne 95% du temps, dont un quart correspond à un stationnement hors domicile ? L’autopartage électrique met à profit ces périodes d’immobilisation, car chaque stationnement est potentiellement une opportunité pour recharger le véhicule.

Le secteur d’activité de la voiture de transport avec chauffeur, aussi, est en pleine expansion. Il devrait quasiment doubler en 10 ans en Europe. Taxis et VTC sont particulièrement représentés dans les grandes agglomérations. Ils viennent, en complément des transports en commun urbains, répondre à des besoins ponctuels de transport flexible, sûr et confortable. Les entreprises du secteur comme les chauffeurs indépendants, sont séduits par l’électrique, notamment pour des raisons de coût d’usage contenu. Mais aussi parce qu’une voiture électrique permet de circuler dans les centre-villes et les Zones à Faible Émission (ZFE) réservés aux véhicules les moins polluants. Un avantage concurrentiel certain ! Mobilize Driver Solutions accompagne ces professionnels dans leur activité.

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la mobilité électrique, au centre du modèle de Mobility as a Service (MaaS)

Regarder n’importe quels film ou série n’importe quand ? Écouter un album ou une playlist dans toutes les circonstances ? Rester informé via différents canaux selon les périodes de la journée ou de la semaine ? Choisir son repas et se le faire livrer dans l’heure ? Dans de multiples domaines, chacun s’habitue progressivement à tout consommer à la demande. Pourquoi en serait-il différemment pour la mobilité ? Les innovations technologiques, fondées sur la connectivité en général et l’emploi du smartphone en particulier, ouvrent le champ des possibles.

Le modèle traditionnel de la possession d’une voiture individuelle peut être perçu comme contraignant, car associé à des problématiques d’entretien, d’assurance, de parking, etc. La liberté ressentie au volant de son véhicule pourrait être éclipsée par la charge mentale et financière supportée. La marque de Renault Group dédiée aux nouvelles mobilités, Mobilize, répond à cette problématique. La voiture – bien sûr 100% électrique – est conçue comme l’élément central de l’offre, sans pour autant être vendue. La berline Mobilize Limo est d’ores et déjà disponible pour les chauffeurs de VTCs ou de taxis. La micro-citadine Mobilize Duo le sera dès 2024. La voiture est surtout indissociable d’une panoplie de services complémentaires, qu’ils soient liés à l’assurance, à l’entretien, à la charge du véhicule, etc. Le package est commercialisé sous la forme d’un abonnement et s’adapte en fonction de l’évolution des besoins de l’utilisateur, pour une flexibilité maximale.

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la voiture électrique, symbole de l’automobile propre

Le véhicule électrique est donc le plus adapté aux nouvelles mobilités, qui remplacent la notion de possession automobile par la notion d’usage automobile. Il ne s’agit plus de puiser dans les ressources naturelles pour fabriquer un produit, de consommer ce produit, puis de le jeter, selon le modèle traditionnel de l’économie linéaire. Le principe d’économie circulaire prend alors tout son sens. Un même véhicule servant à plusieurs personnes, les études montrent qu’une voiture en autopartage remplace 5 à 8 voitures particulières.

L’électro-mobilité est aussi intimement liée à l’écomobilité. Malgré l’impact environnemental de la production de sa batterie, une voiture électrique qui roule en Europe émet, tout au long de son cycle de vie, quasiment 3 fois moins de gaz à effet de serre qu’un véhicule thermique équivalent. La mobilité électrique est donc un levier non négligeable de la lutte contre le réchauffement climatique.

Zéro émission à l’usage, hors pièces d’usure, la voiture électrique n’émet pas de CO2… mais elle n’émet pas, non plus, de polluant ! Cet atout est particulièrement appréciable en ville, où densité du trafic et densité démographique se superposent. Les modélisations montrent que l’électrification de 20% du parc roulant en centre-ville y fait baisser de 45% la concentration en composants volatiles et de 25% la concentration en particules fines. Le véhicule électrique a donc un rôle à jouer sur le plan environnemental comme sur le plan de la santé publique, notamment en matière de mobilité urbaine.

de la mobilité douce à la mobilité durable, les solutions émergent

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de la mobilité douce à la mobilité durable, les solutions émergent

La mobilité douce s’impose de plus en plus comme une alternative crédible à la voiture individuelle. Mais est-elle aussi simple, flexible et synonyme de liberté que sa rivale ? Toute une panoplie de mobilités douces émergent, pour couvrir un maximum d’usages. La réduction de l’impact environnemental de nos trajets prend plusieurs chemins.

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  • transition énergétique
  • transport à la demande

les mobilités douces : une famille qui s’agrandit

À l’origine, la définition de la mobilité douce était simple. Elle regroupait l’ensemble des mobilités non motorisées, c’est-à-dire les modes de déplacements dépendants de l’activité physique. Elle s’est ensuite élargie pour intégrer toutes les formes de mobilités alternatives à la voiture individuelle.

Les mobilités douces comprennent donc les mobilités actives, telles que la marche et le vélo. Elles incluent les innovations issues de la mobilité électrique : vélos à batterie, trottinettes électriques, gyroroues, hoverboards, etc. Dans ces cas, l’énergie motrice n’est pas uniquement, voire pas du tout, fournie par un effort physique. Aujourd’hui, les nouvelles formes de mobilités durables comme l’autopartage ou le covoiturage font aussi partie des mobilités douces.

Leurs points communs ? Par rapport à la voiture individuelle ou au transport en commun thermiques, elles réduisent les émissions de gaz à effet de serre et de polluant au roulage… ainsi que les nuisances sonores, ou encore olfactives. Mobilité douce et mobilité durable, encore appelée « éco-mobilité » se confondent. Sans compter que les mobilités actives ont aussi un bienfait sur la santé, pour rééquilibrer un mode de vie souvent sédentaire.

mobilités durables et trajets courts : le mariage idéal

Moins de pollution et moins de bruit. C’est tout ce dont les citadins peuvent rêver, surtout dans les centre-villes et les rues étroites, rapidement congestionnés par le trafic automobile. Les mobilités douces, qu’elles soient actives ou électriques, sont idéales pour assurer des courtes distances. La ville est donc leur terrain de jeu le plus évident. Les citadins ont recours aux mobilités douces essentiellement pour des trajets inférieurs à 2 kilomètres. Elles permettent de relier un point A à un point B, plus efficacement qu’à bord d’une voiture, car elles évitent une bonne partie des problèmes d’embouteillages et de stationnements.

Au-delà de cette courte distance moyenne, le maillage des transports en commun est suffisamment performant en ville pour opter pour le bus, le métro ou le tramway. Les mobilités douces sont donc complémentaires des transports en commun. Et leurs usages peuvent même se combiner : il n’est pas rare de voir une personne monter dans le bus avec sa trottinette électrique en bandoulière.

nouvelles mobilités individuelles : une cohabitation à inventer

La cohabitation entre cette panoplie de modes de déplacement ne va pas toujours de soi. Sur les trottoirs, la marche reste la mobilité douce la plus répandue. Les piétons doivent cependant partager ce précieux espace avec les rollers, skateboards, et trottinettes sans moteur… Les pistes cyclables, quant à elles, ne sont plus empruntées par les seuls vélos. On y voit aussi rouler tous les engins de déplacements électriques (trottinettes, hoverboards, gyropodes, monoroues, cyclomobiles légers, …).

La préoccupation de la sécurité est le corolaire de l’essor de ces « engins de déplacement personnel » (EDP), tant cette nouvelle forme de mobilité individuelle porte parfois mal le qualificatif de « douce ». Pour éviter la multiplication des accidents, les modes de déplacements électriques en agglomération ne doivent être utilisés que sur les pistes cyclables et par un conducteur âgé d’au moins 12 ans. En dehors des agglomérations, ils peuvent être autorisés sur les routes limitées à 80 km/h, et l’utilisateur doit alors porter un casque, un équipement rétro-réfléchissant et rouler avec les feux de positions allumés.

mobilités vertes et trajets plus exigeants : à chaque besoin sa réponse

Si de nombreux citadins sont comblés par les mobilités actives et les engins de déplacement personnel, ces solutions ne conviennent pas à tous, ni à tous les usages. Obligé d’attraper le vol de 8h10 chargé de grosses valises ? Besoin de ramener chez soi les achats les meubles qu’on vient d’acheter ? Des difficultés à marcher ? La voiture individuelle n’est plus l’unique solution à ces cas particuliers.

Pour des trajets intra-muros ou en banlieue, d’autres offres de mobilité prennent le relai, comme les taxis et les VTC, ou encore les véhicules en autopartage. Zity by Mobilize, le service d’autopartage 100% électrique, est présent dans les grandes villes de France, d’Espagne et d’Italie. Son application mobile et son accès en free-floating, c’est-à-dire sans station de retrait ni de dépôt, permettent à chacun de trouver un véhicule à proximité de son point de départ, et de le stationner après usage à proximité de son point d’arrivée.

Quant aux personnes ayant besoin de rayonner sur des distances plus longues ou dans des lieux moins dotés en transport en commun, elles peuvent aussi trouver des alternatives au schéma classique de possession d’une voiture individuelle. À l’écart des grandes agglomérations, l’autopartage automobile prennent la forme de services de location de courte durée, comme Mobilize Share. Sans oublier, le covoiturage, qui s’organise efficacement pour des trajets pendulaires domicile-travail, comme pour les déplacements plus exceptionnels et plus longs.

demain, repenser la ville en profondeur

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demain, repenser la ville en profondeur

Trop dense, trop chaude, trop polluée. La ville d’aujourd’hui n’est plus en phase avec les nouveaux enjeux sociétaux et environnementaux. L’heure n’est plus au constat, mais désormais à l’adaptation. Elle doit se mettre à jour, pour faire la part belle à la mobilité, la connectivité et la durabilité. Bonne nouvelle, les solutions sont globalement connues ! Mais elles nécessitent de revoir en profondeur la manière de penser la ville. En concevant une mobilité et une transition énergétique au-delà du schéma automobile traditionnel, Mobilize compte bien participer à l’évolution positive de la ville, en mode « reboot ».

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REBOOT 1 : apaiser l’espace urbain

La ville de demain n’ayant plus vocation à être traversée par d’importants flux automobiles, une partie de l’espace jusque-là dédié aux voitures est réalloué à d’autres besoins. Cela bénéficie surtout à la décarbonation de la mobilité, notamment avec le développement des pistes cyclables et des infrastructures permettant de stocker les vélos ou de les entretenir, des emplacements de stationnement et de recharge pour véhicules électriques, des équipements de stockage des colis, des voies piétonnes, etc.

Cet espace reconquis en voirie étend les possibilités de végétalisation, mais les arbres et autres bosquets verdissent aussi d’autres formes d’espaces libres, comme les toitures ou les recoins. La végétalisation des espaces urbains a plus d’un avantage. Elle permet tout à la fois de dépolluer l’air, de favoriser un retour de la biodiversité en ville et de créer des îlots d’ombre et de fraîcheur en temps de grosse chaleur. Le recours à la climatisation, néfaste pour l’environnement, baisse en conséquence, pour les bâtiments comme pour les automobiles. L’apparition des systèmes d’ombrières photovoltaïques sur les zones de stationnement, abritant les voitures des rayons du soleil tout en rechargeant leurs batteries, participe de cette « ville tempérée ».

REBOOT 2 : répondre à chaque besoin de mobilité

Rester immobilisé dans les embouteillages, chercher longtemps une place pour se garer une fois à destination, ou encore assumer les coûts fixes de sa voiture quelles que soient les circonstances, sont autant de freins à une mobilité fluide et sereine en ville. Le développement de la multimodalité, via une offre de transports en commun et de mobilités douces de plus en plus étoffée, répond à ces problématiques… Sans être, pour autant, la seule solution.

Le développement du « Vehicle as a Service » (VaaS) est une réponse complémentaire efficace. La voiture individuelle n’est plus l’alpha et l’oméga de la mobilité. Avec le VaaS, chacun choisit le véhicule le plus adapté à son besoin, par le biais de la souscription, de la location, ou encore de l’autopartage ; et opte – de façon tout aussi flexible – pour les services dédiés qui lui simplifient la vie, réduisent ses coûts et son empreinte carbone. Transports collectifs ou vélos pour les trajets pendulaires, voiture électrique compacte pour un déplacement porte-à-porte et sans effort, voiture hybride familiale pour un trajet long à plusieurs, etc. La mobilité se fait flexible, au sein de la ville, comme pour en sortir.

REBOOT 3 : optimiser le quotidien par la donnée

La ville de demain est une smart city : une ville rendue « intelligente » par la gestion appropriée de la data, dans une démarche de service rendu aux personnes. La cartographie en temps réel de l’utilisation de l’espace public permet aux différents acteurs locaux d’ajuster au mieux leurs réponses aux besoins des usagers, que ce soit en matière de mobilité, d’énergie, de propreté, de sécurité, … Pour la mobilité par exemple, en connaissant les flux de circulation dans un lieu et à une période donnée, on peut modéliser la situation et construire l’offre de services qui améliorera l’expérience de tous.

La data joue aussi un rôle crucial dans l’équilibrage du réseau électrique, afin de maximiser l’utilisation des énergies renouvelables bas-carbone dans le mix énergétique de la ville. Le smart charging des véhicules électriques en est le parfait exemple. Grâce à la connexion entre la voiture et le réseau électrique – via la borne de recharge et une application smartphone – la voiture se charge au moment où l’électricité est la plus disponible sur le réseau, c’est-à-dire la moins chère et la moins carbonée. Inversement, quand la demande d’électricité sur le réseau est globalement plus importante que l’offre, la recharge du véhicule est suspendue. Le système de recharge bidirectionnelle permet même au véhicule de restituer de l’électricité au réseau, pour éviter le recours à la production d’électricité à partir d’énergies fossiles. La data est ainsi au service du confort des usagers comme de la transition énergétique.

REBOOT 4 : mutualiser les ressources

Dans ce territoire dense et géographiquement circonscrit qu’est la ville, il est à la fois plus souhaitable et plus facile de partager les espaces et les services. La mutualisation des ressources est une évidence en milieu urbain. Les logements exigus offrent des prestations limitées aux besoins fondamentaux. Pour répondre à des besoins toujours plus divers, les citadins profitent de l’espace public ou de tiers lieux. Le développement du télétravail et des activités professionnelles nomades encourage la création d’espaces partagés de « coworking », la consommation de loisirs et de divertissement s’appuie sur de nombreux espaces communs dédiés, etc.

En matière de mobilité, un citadin est rarement loin d’une solution de transport. L’autopartage des voitures, vélos et trottinettes, est ainsi particulièrement approprié, que les véhicules soient déposés dans des stations de retrait, ou qu’ils soient laissés en voirie après utilisation. Un simple smartphone permet à chacun de localiser autour de lui le mode de transport disponible le plus approprié. Selon les cas, il joue également le rôle de pass pour faire fonctionner le véhicule et payer le trajet. Le partage des espaces et services urbains répond à une multitude de besoins de façon flexible.

Apaisée, mobile, connectée, partagée… la vie sera riche au sein de la ville de demain ! La cité a vocation à réconcilier les bénéfices individuels – notamment un mode de consommation « à la demande » – et les bénéfices collectifs de respect de l’environnement, de santé publique, etc. Les solutions de Mobilize existent déjà : un reboot vers une mobilité plus simple, plus résiliente, plus collective, qui s’affranchit des carcans de la voiture individuelle et participe activement à la neutralité carbone de la ville.

les employés, nouveaux oiseaux migrateurs

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les employés, nouveaux oiseaux migrateurs

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Podcast Mobilize

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Les défis actuels exigent de nous une optimisation de nos ressources. En tête de liste : les véhicules professionnels, dont l’utilisation peut être largement améliorée. Dans ce contexte, les chefs d’entreprise ont accès à de nouveaux partenaires qui les aident à trouver d’autres utilisations pour leurs flottes. Quelles sont les grandes tendances en matière de mobilité, face aux enjeux environnementaux et aux différents besoins dans le domaine professionnel ?

Virginie Boutueil, Directrice adjointe du Laboratoire Ville Mobilité Transport (Ecole des Ponts ParisTech), et Guillaume Naegelen, Responsable Programme Mobilize Share chez Mobilize, vous font découvrir les nouveaux usages de ces employés multimodaux.

Intervention de Virginie Boutueil, Directrice adjointe du Laboratoire Ville Mobilité Transport (Ecole des Ponts ParisTech) :

Quelles sont les grandes tendances en matière de mobilité professionnelle ?

Si on se concentre plus spécifiquement sur la question des flottes automobiles d’entreprises, il y a quelques grands enjeux à positionner et on peut le faire, par exemple, à l’échelle de la France, qui est un cas d’étude intéressant. En France, les flottes automobiles de l’entreprise, c’est à peu près 15 %-16 % de la flotte totale de véhicules légers, donc de la flotte totale en circulation, mais quand on a dit ça, il ne faut pas oublier que dans la mesure où ces véhicules sont utilisés de façon particulièrement intensive par rapport à d’autres véhicules possédés par les ménages, par exemple, ces 15 %-16 % du parc se transforment en 25 % des kilomètres parcourus par les véhicules légers et en 25 %-30 % des émissions de gaz à effet de serre de la flotte de véhicules légers en circulation en France.

En fait, on est sur un parc avec d’importants impacts sur les plans environnementaux et énergétiques. On est également sur un parc avec d’importants impacts en termes sociaux. Dans la mesure où ces mobilités sont intensives, il y a des problématiques d’accidentologie, de sécurité des déplacements, de fatigue également pour les salariés concernés et il y a, enfin, des impacts économiques importants parce que dans un grand nombre d’entreprises, et en particulier des grandes entreprises, mais pas uniquement, la mobilité et les flottes automobiles dans la mobilité représentent le troisième poste de dépense après les salaires et l’immobilier.

Ces entreprises, elles ont perçu les évolutions en cours sur le plan des réglementations et puis, les évolutions commandées par les changements climatiques et les problématiques de santé publique associées à la pollution locale. Les entreprises se sont positionnées assez tôt sur une diversification des motorisations de leurs flottes, notamment en introduisant des véhicules électriques dans leurs parcs, mais également d’autres types de motorisation : au gaz naturel véhicules, plus récemment et de façon plus limitée à l’hydrogène, etc.

On est sur des flottes qui se renouvellent relativement rapidement par rapport aux flottes des ménages français et donc, pour les pouvoirs publics, ce sont des flottes qui sont intéressantes parce qu’elles constituent un levier de diffusion de ces innovations, justement, véhicules électriques et autres véhicules à motorisation alternative, dans le parc automobile français plus large, c’est-à-dire que ce sont des véhicules qui, après avoir été utilisés deux, trois, quatre ans par les entreprises, vont se retrouver sur le marché du véhicule d’occasion et donc, à disposition, notamment, des ménages français et donc, en faciliter la diffusion auprès des ménages français.

Pourquoi est-il important de souligner les catégories professionnelles lorsque l’on parle de mobilité ?

La mobilité professionnelle, de façon générale, ‘est une part importante de nos mobilités quotidiennes. Pour ne parler que du domicile-travail, le domicile-travail représente un peu plus de 20 % des déplacements totaux à l’échelle de la France. Les trois quarts de ces déplacements-là s’opèrent en voiture et donc, on est sur une partie significative des enjeux environnementaux et énergétiques des transports.

Quand on a fait une étude, il y a quelques années, sur « Quel était le portrait type des ménages équipés en véhicules d’entreprise en Île-de-France ? », par exemple, on s’est rendu compte que le profil de ménage le plus représenté, c’est ménage à haut revenu, ménage multimotorisé, ménage vivant en zone urbaine, ménage avec un chef de ménage âgé entre 35 et 55 ans.

Ceci étant dit, ce à côté de quoi il ne faut pas passer, c’est que 40 %, donc pas loin de la moitié des ménages équipés en véhicules d’entreprise en région francilienne, sont des ménages de catégorie socioprofessionnelle intermédiaire ou ouvrière. Et là, on a un autre profil, si je puis dire, de véhicules d’entreprise qui se dessine, qui est celui du véhicule du technicien de maintenance, de l’ouvrier du bâtiment, du représentant commercial, du véhicule outil qui certes, dans certains cas, peut servir à effectuer des trajets domicile-travail et peut, dans certains cas également, être utilisé pour des mobilités privées, mais de façon beaucoup plus limitée que pour ce qui concerne le véhicule d’entreprise dont je parlais au départ, à savoir celui du cadre ou des catégories socioprofessionnelles supérieures.

Avoir en tête la diversité des métiers et des catégories socioprofessionnelles qui sont concernées par ces véhicules d’entreprise permet d’éviter un certain nombre de raccourcis concernant l’utilisation qui en est faite, concernant la possibilité de basculer sur d’autres moyens de déplacements pour les gens qui y sont concernés.

Qu’en est-il des entreprises qui fournissent des voitures à leurs collaborateurs aujourd’hui ? Vous diriez qu’il y a des changements ?

Il y a des changements. Il y a des changements de diverses natures, si je puis dire. A fortiori, en période de crise, mais avant même la crise que nous connaissons actuellement sur les prix de l’énergie, sur les échanges économiques mondiaux, les entreprises avaient entrepris de rationaliser les coûts associés à leurs flottes. Qui dit rationaliser, voulait dire à la fois, pour ce qui était des véhicules de fonction, essayer de ramener les « Politiques voiture », en anglais « Car polices », à des choses plus raisonnables en termes, par exemple, de taille de véhicule, d’émissions de véhicules, avec à la clé des gains importants en termes de fiscalité pour les entreprises concernées.

Il y avait également des efforts de rationalisation sur les flottes de véhicules de service, avec notamment des débuts de mise en poules de véhicules qui, au préalable, étaient peut-être affectés plus directement à tel ou tel service, telle ou telle unité. Mise en poules, voire même mise en auto-partage interne d’entreprises. Ça, ce sont des évolutions qu’on voit à l’œuvre depuis une dizaine d’années en France et qui sont en train de s’accélérer.

Il y a d’autres évolutions, notamment l’introduction, et là aussi de façon un peu accélérée sur les dernières années, de véhicules à motorisation alternative, notamment pour en réduire les coûts à l’exploitation, c’est-à-dire qu’une partie de ces véhicules peuvent représenter des coûts d’investissement plus importants pour les entreprises, mais les entreprises, quand elles les affectent aux usages adéquats, peuvent se retrouver financièrement bénéficiaires à l’acquisition de véhicules plus onéreux, parce que les coûts d’exploitation, et notamment les coûts d’énergie, mais pas uniquement, les coûts d’assurance, les coûts de maintenance en sont plus avantageux.

On le sait, la révolution numérique transforme largement la mobilité. De votre côté, vous avez observé beaucoup de nouveaux usages grâce aux nouvelles mobilités et aux nouveaux services ? Et peut-on espérer une accélération et de nouvelles plateformes à venir ?

Il faut resituer les évolutions en cours dans la mobilité professionnelle, dans le cadre plus large des évolutions en matière de mobilité quotidienne, en France, en Europe, dans le monde. Une des transformations à l’œuvre, c’est la multiplication de plateformes numériques de mobilité partagée, notamment des services de mobilité partagée, qu’il s’agisse de taxis, de VTC, de services de partage de véhicules, de services de covoiturage, donc de partage de trajets, adossée à des applications smartphone, par exemple.

Le Laboratoire Ville Mobilité Transport a mis en place un observatoire mondial des plateformes numériques de mobilité partagée qui montre qu’en trois ans, simplement, si on regarde 2019-2021, on a eu à l’échelle mondiale un triplement du nombre de ces plateformes numériques de mobilité partagée dans le monde. C’est un phénomène mené par l’Europe et les États-Unis, mais dans lequel les grands émergents jouent un rôle très important et dans lequel énormément de pays en développement sont également impliqués.

Ce qui est intéressant, c’est qu’au-delà des services de mobilité partagée un peu traditionnels que je viens de citer : taxi, VTC, partage de véhicule, qu’il s’agisse de voiture, de vélo, de trottinette, de scooter, ce qu’on voit se développer dans les toutes dernières années de façon plus rapide, c’est le covoiturage, d’une part, mais également les services que les Américains appellent « Services de transport alternatif ».

Il faut entendre « Service de transport alternatif au transport public capacitaire » et donc, des services de transport à la demande, des services de navettes avec une qualité de service très fortement améliorée par le recours aux applications numériques et qui rendent possible de nouvelles évolutions en matière de mobilité pour accéder à son emploi le matin, pour accéder à ses clients dans la journée, etc., y compris dans des zones où le transport public capacitaire : le RER, le métro et même le bus, ne font pas de sens parce qu’ils ne pourraient pas bénéficier de remplissage suffisant.

Sur ces segments-là de services de mobilité : transport à la demande, transport par navette, par taxi partagé, par mini-bus taxi, qui sont des segments en très forte croissance dans un certain nombre de pays en développement, notamment, on pourrait observer des évolutions intéressantes et favorables dans nos pays développés, dans les villes et dans les campagnes, du fait de ces nouvelles applications.

Intervention de Guillaume Naegelen, Responsable Programme Mobilize Share chez Mobilize :

La transformation du secteur de la mobilité est un fait, mais diriez-vous que c’est lié aux changements d’attentes des consommateurs ou à la diversification des offres, notamment grâce au numérique ?

Cette évolution vient un peu des deux et finalement, si on regarde un peu, il y a quatre grands facteurs qu’on a pu identifier qui viennent faire évoluer la façon dont on consomme la mobilité. Le premier, qui est le facteur environnemental, où on se rend clairement compte que les gens sont de plus en plus sensibles à cette thématique, aussi bien le grand public, mais aussi les entreprises qui sont invitées de plus en plus à décarboner les trajets des collaborateurs. On pourrait citer, par exemple, ici le plan de mobilité qui est l’ancien plan de déplacements d’entreprises.

Un autre facteur qui fait évoluer cette mobilité, qui est le facteur sociétal, notamment, qu’on peut voir au travers de la Covid qui a fait émerger très fortement le télétravail et donc, a créé des rythmes d’alternance entre présence à domicile et présence sur le lieu de travail. Si on regarde un petit peu, ici, il y a une enquête de TraCov qui a été faite en France qui montre qu’en 2019, on était à peu près 4 % des travailleurs faire du télétravail et puis, en 2021, on passe à 27 %. C’est des années qui ont été un peu perturbées forcément par la Covid, ce sera intéressant de voir l’évolution des chiffres, mais en tout cas, il y a une tendance qui s’inscrit dans le temps long.

Un autre facteur important aussi qui est le facteur économique. Tout le monde regarde, en règle générale, le coût inhérent aux déplacements, aussi bien le particulier, et c’était d’ailleurs très bien illustré par le précédent podcast qui montrait que le coût du déplacement rentre dans des facteurs prépondérants dans le choix de sa mobilité. Ce facteur économique, on le retrouve aussi encore une fois au sein des entreprises, ça reste un cas PI de tête important pour un gestionnaire de flotte de maîtriser et d’optimiser le coût de déplacement des collaborateurs.

Puis, le dernier point qui est le facteur technologique. Le smartphone, aujourd’hui, est présent partout. On l’utilise pour communiquer, on l’utilise pour faire des achats, on l’utilise pour utiliser le transport en commun, on l’utilise pour s’informer. Il y a encore une fois cette tendance un peu du « Tout, tout de suite, partout ». On voit notamment le concept « ATAWAD » qui signifie « Any time, anywhere, any device » qui, je trouve, reflète assez bien la façon dont on utilise ces outils digitaux, à savoir n’importe quand, n’importe où et sur n’importe quel device, donc avec son téléphone, avec son ordinateur. En tout cas, la technologie fait clairement partie prenante de la façon dont on vit dorénavant et donc, par conséquent, nous, on doit s’adapter au regard de ces facteurs, adapter nos offres pour répondre à ces différents besoins et à cette évolution de la mobilité.

Dans quelle mesure cette transformation est-elle également accélérée par les préoccupations environnementales ?

Ce facteur environnemental est prépondérant et c’est d’ailleurs chez Mobilize, en tout cas, on en est complètement convaincu, plus qu’une conviction, que c’est une nécessité, finalement. La genèse de la création de cette marque se veut être une marque activiste qui veut jouer un rôle pour optimiser l’impact carbone de nos déplacements en réunissant le meilleur de la tech, de l’ingénierie, du design, de la finance, pour offrir une mobilité qui soit plus durable.

Ce facteur environnemental est hyper fort et quand on parle aussi avec nos clients, en l’occurrence, les entreprises, qui ont aussi ces problématiques de mobilité, on se rend compte qu’on est clairement dans la même optique. Les entreprises ont un double objectif aujourd’hui, c’est à la fois diminuer l’impact carbone des déplacements, et cette volonté aussi poussée par les pouvoirs publics et en parallèle de ça, optimiser les coûts de ces déplacements. Bien évidemment, cette bascule vers l’électrique et vers l’optimisation de l’usage va soulever plein de questions : des questions de la recharge, des questions de l’installation des bornes, des questions des technologies d’auto-partage, etc., et c’est là où, justement, qu’on souhaite se positionner pour accompagner les entreprises dans cette transition, au travers de solutions qui viennent s’adapter finalement à leur contexte à elles.

Nous parlons dans cet épisode des employés migrateurs, c’est-à-dire des personnes qui travaillent en utilisant plusieurs modes de transport. Pensez-vous que cela puisse être bien plus qu’une tendance, surtout dans le contexte du Covid ?

Clairement, oui. Comme on le disait, le Covid a bouleversé la façon dont on travaille et la façon dont on se déplace. Aujourd’hui, je pense qu’il y a encore un équilibre à trouver. On voit, d’ailleurs, qu’il y a une assez forte hétérogénéité de la façon dont on fait du télétravail en Europe. Si on regarde un petit peu les chiffres, je suis tombé sur une statistique d’Eurostat qui montre qu’en 2020, année perturbée puisqu’on a eu deux phases de confinement, mais quand même, en 2020, on avait d’un côté du spectre le UK qui avait à peu près 5 % de sa population en télétravail et puis, de l’autre côté, la Finlande qui avait 25 % de sa population en télétravail.

On se rend compte qu’il y a quand même une assez forte hétérogénéité au sein des pays, ce qui nous pousse à proposer des solutions flexibles et en tout cas, qui vont nous permettre de s’adapter aux contextes dans lesquels on les déploie. À côté de ça, le télétravail a apporté énormément de points positifs qui laissent penser que c’est beaucoup plus qu’une tendance. On peut en citer quelques-uns qui vont être l’équilibre vie privée/vie perso, passer moins de temps dans les transports, plus de temps en famille ou, tout simplement, pouvoir habiter plus loin.

Cet équilibre vie privée/vie perso, on constate aussi que les périodes de confinement, elles ont permis de montrer finalement que le télétravail fonctionne. Il y a un institut, l’Institut Sapiens, qui a réalisé une étude en 2020, qui montre que les phases de télétravail ont permis d’augmenter de 22 % la productivité. Encore une fois, année un peu exceptionnelle, assez particulière, donc je ne sais pas s’il faut prendre ces chiffres tels quel, mais en tout cas, on se rend compte que le télétravail fonctionne et c’est un point assez positif de ces périodes-là.

Cette tendance de télétravail, il y a une tendance de fond, dans le sens où chacun y trouve son intérêt, mais aussi les entreprises qui vont pouvoir, par exemple, réduire l’emprise foncière qu’elles ont au travers de leurs bâtiments, avec des personnes qui alternent entre temps de présence au bureau ou temps de présence à domicile. Elles vont pouvoir aussi élargir leur attractivité en termes de ressources humaines, en allant recruter des gens qui habitent plus loin, finalement. Le télétravail permet aujourd’hui d’habiter beaucoup plus loin que son lieu de travail. C’est vraiment l’idée de dire qu’il y a à la fois un intérêt d’un point de vue collaborateurs et aussi un intérêt d’un point de vue des entreprises, une sorte de win-win situation qui laisse penser que c’est un phénomène qui va s’inscrire dans le long. Il doit trouver encore son équilibre, mais qui est plus qu’une tendance éphémère.

Comment Mobilize peut répondre à ces nouveaux défis de mobilité ?

Je dirais, de plusieurs façons. De manière générale, en étant présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur, pour pouvoir offrir des solutions qui sont complètes et qui sont packagées, à savoir pour une entreprise, des véhicules électrifiés, accompagnés de l’installation de bornes de recharge, accompagnée de solutions de recharge en itinérance, des véhicules qui peuvent être aussi… On parlait de véhicules électriques, mais des véhicules qui peuvent être aussi adaptés à des typologies d’usage et des solutions de partage de véhicules, ce qu’on peut appeler du corporate car sharing, qui va permettre de pouvoir partager un véhicule entre les collaborateurs.

De manière peut-être plus précise, aussi avec Mobilize Share. Mobilize Share qui, en quelques mots, est une des solutions de mobilité déployées par Mobilize et opérées par le réseau de concessionnaires. Aujourd’hui, c’est à peu près 1 000 concessionnaires qui sont déployés dans près de 10 pays, avec un peu plus de 16 000 véhicules. Ici, on vient s’appuyer sur le réseau de concessionnaires qui, au-delà d’être un acteur local, finalement, qui connaît son environnement, va pouvoir adapter les offres de mobilité en fonction de ce contexte et des besoins qui sont recensés sur son territoire, aussi bien des besoins des particuliers que des besoins des professionnels.
C’est vraiment en étant en contact avec ces entreprises locales qu’il va pouvoir adapter la solution avec les besoins de cette entreprise-là. On parle aujourd’hui beaucoup plus de multimodalité, c’est-à-dire : est-ce qu’il est toujours aussi pertinent d’avoir un véhicule, alors que nos besoins de mobilité varient entre, parfois, un véhicule utilitaire, parfois un véhicule particulier, parfois une citadine, parfois un véhicule plutôt typé routier et puis, parfois pour quelques heures, voire quelques jours, voire quelques semaines ? C’est là où, vraiment, on se rend compte qu’on a besoin d’adapter nos solutions au contexte local, donc qui de mieux que le concessionnaire qui, lui, est réparti au sein du territoire et connaît les spécificités de ce contexte local pour le faire ?

Quand une entreprise utilise Mobilize Share pour partager son poule de véhicules avec ses collaborateurs, le collaborateur va passer au travers de cette application pour pouvoir réserver son véhicule à titre privé ou à titre professionnel, et le collaborateur va utiliser la même application s’il souhaite utiliser des véhicules qui sont situés, par exemple, à la gare de Nice, pour continuer son trajet professionnel. C’est-à-dire qu’il a le choix, soit de prendre des véhicules qui sont situés au sein de son entreprise, soit d’utiliser la multimodalité et de faire son trajet en train jusqu’à sa destination et finir son trajet en utilisant un véhicule Mobilize Share, qui sera la même application, encore une fois, que celle qu’il utilise pour ses véhicules d’entreprise, pour aller finaliser son trajet et aller jusqu’à chez son client ou sa destination.

Qu’en est-il des projets à l’étranger ?

Aujourd’hui, déjà, Mobilize se veut être une marque du groupe Renault international. Si je prends l’exemple de Mobilize Share dont on a parlé, comme je le disais, il est déployé dans près de 10 pays, à peu près 1 000 concessionnaires aujourd’hui utilisent ou déploient cette solution sur leur territoire. On est présent principalement en Europe, en Amérique latine, avec la Colombie ou le Brésil.

Si je prends justement l’exemple du Brésil, Renault Brésil a commencé en 2019 à déployer des solutions d’auto-partage au travers de cette solution Mobilize Share, d’abord, à destination de ses employés, pour un usage professionnel, et s’est rendu compte assez rapidement qu’il y avait une volonté particulière d’aller déployer cet usage à titre aussi personnel, c’est-à-dire le soir, le week-end, quand ces véhicules ne sont pas utilisés pour des besoins professionnels.

Très vite, on a noté un fort engouement avec une répartition d’usage qui s’est voulue être à 50/50 entre le professionnel et le personnel et finalement, le Brésil avait utilisé son expérience personnelle au travers des collaborateurs Renault pour aller proposer cette solution à d’autres entreprises. Aujourd’hui, c’est plus de 1 400 employés qui utilisent cette solution-là et ça vient contribuer à ce qu’on pouvait dire au début, l’équilibre vie pro/vie perso et d’avoir des solutions qui sont complètes et qui vont permettre, derrière, d’optimiser le taux d’utilisation de ces véhicules. Parce que pour l’entreprise, quand ces véhicules ne sont pas utilisés à titre professionnel, pouvoir les louer à ses collaborateurs, ça vient contribuer à l’optimisation du coût qu’elle recherche, ça vient contribuer, bien sûr, au confort du collaborateur et ça vient contribuer à mettre plus de gens dans une seule et même voiture, donc ça a aussi un impact environnemental, quelque part.

C’est la fin de cet épisode, merci Virginie Bouteuil et Guillaume Naegelen d’avoir partagé avec nous votre vision. Merci à vous de nous avoir suivis et à très bientôt pour de nouveaux épisodes d’Open World avec Mobilize et Usbek & Rica.

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